Ce mercredi, le MR organisait ses vœux 2026 au Palais des Congrès. De nombreux policiers ont dû assurer la sécurité de l'événement face à l'appel à la mobilisation du Front antifasciste.
Plus de 200 policiers ont été mobilisés ce mercredi pour sécuriser les abords du Palais des Congrès où se tenaient les vœux du MR avec une intervention du président de parti, Georges-Louis Bouchez. Combi, bateau, autopompe étaient sur place mais sans les containers cette fois. En prenant connaissance de cet événement, le Front antifasciste liégeois a appelé à la mobilisation.
"Aujourd'hui, on a un dispositif important de la part de la police pour protéger un rassemblement pacifique, un rassemblement d'un parti démocratique, parti démocratique qui d'ailleurs est le premier parti en province de Liège. Et donc c'est évidemment un sentiment très contrasté entre le plaisir et la joie de retrouver les militants, les mandataires, les amis qui viennent à cette célébration des vœux et d'autre part, ce dispositif par lequel on doit passer", nous explique Mathieu Bihet en sa qualité de président de la fédération provinciale MR de Liège.
"Un déploiement pareil, c'est disproportionné et c'est avec l'argent du contribuable"
Les manifestants ont défilé dans la ville au départ de la place du marché, dans une ambiance festive, pour ensuite allumer des flambeaux dans le parc d'Avroy, ce qui a mené à cette scène les 300 manifestants faisant face à un dispositif policier impressionnant. "Celui qui joue le jeu de toujours plus, ce n’est pas nous. C'est ce qu'il y a en face. Je ne sais pas de quoi ils ont peur et vous l'avez vu, la manifestation s'est super bien passée. Mais voilà, on espère que ça s'arrêtera, un déploiement pareil, c'est disproportionné et c'est avec l'argent du contribuable", s'indigne un manifestant.
Le Front antifasciste demande l'arrêt des décisions antisociales de nos gouvernements et de la droitisation du mouvement réformateur. Ces revendications n’ont cette fois pas été éclipsées par des débordements comme ce fut le cas lors de la dernière visite de Georges-Louis Bouchez au Palais des Congrès le 26 novembre dernier. "C'est une minorité en fait, ce n'était pas prévu et même des personnes des différentes coordinations ont dit qu'elles étaient contre ça, justement parce que ça allait impacter l'opinion publique. Parce qu'on va dire encore les antifas, c'est des casseurs, etc. Alors que c'est faux. Les antifas c'est juste des personnes qui refusent de discuter avec l'extrême droite, c'est tout", nous dit un manifestant.
"On est beaucoup à être contre le MR parce que le MR défend la bourgeoisie. Ils défendent les riches dans leur discours, ils vont toujours dire qui soutiennent les petits indépendants qui travaillent dur, sauf que dans les faits, ce n'est pas le cas. Et c'est pour ça que ces petites personnes qui se sont fait avoir par leur discours lors des élections doivent venir également nous soutenir dans notre lutte contre ce gouvernement pour le bien de toutes et tous", conclut-il.
"On est un parti démocratique, premier parti en province de Liège, on ne va pas se cacher"
Pendant ce temps, aux vœux du MR, tout s'est déroulé dans le calme, aucun manifestant n'ayant pu entrer dans la salle et la ville de Liège n'ayant pas rendu d'avis défavorable à la tenue de leur événement. "Ce n'est pas quelques, on va dire, enragés qui vont dicter la ligne de conduite d'un millier de personnes qui sera présent ce soir. Je pense qu'on a la liberté encore de se retrouver ici. Je le dis, on est un parti démocratique, premier parti en province de Liège, on ne va pas se cacher. Et donc vraiment, j'appelle d'abord d'une part au calme, vraiment, c'est important. J'appelle aussi à être un peu plus raisonnable et mesuré dans ces expressions. Et vraiment, j'appelle aussi au dialogue", conclut à son tour Mathieu Bihet.
Concernant le coût de cette mobilisation, notre question ne reçoit pas de réponse. Dans les rangs des manifestants et même des policiers, ils sont nombreux à affirmer que le dispositif mis en place hier était disproportionné.