Les travaux de désamiantage réalisés au Grand Palais étaient nécessaires avant sa réaffectation, estime la Ville de Liège, répondant ainsi aux accusation de mauvaise utilisation de l'argent public.
Il y a quelques jours, la députée Veronica Cremasco qualifiait la mise en vente du Grand Palais de Coronmeuse d’« hérésie ». La raison : il a été mis en vente et risquerait d’être partiellement détruit après l’investissement de millions d’euros. La députée Écolo tenait à rappeler que ces dernières années, « on a investi 2,5 millions d’euros pour assainir le site, dont 1,3 million d’argent wallon. Et aujourd’hui, on met l’ancienne patinoire en vente pour 500.000 euros. C’est de l’argent public à la poubelle, alors que la Wallonie en aurait bien besoin. »
La Ville de Liège réagit
La Ville de Liège a souhaité réagir aux diverses « allégations de mauvaise utilisation d’argent public » pour les travaux de désamiantage réalisés dans le Grand Palais. Pour rappel, le bâtiment a dû être fermé en 2010 en raison d’infiltrations d’eau par la toiture. L’humidité a imbibé le faux plafond contenant de l’amiante, rendant la structure instable. La présence de particules d’amiante en suspension dans l’air a été constatée. La Ville de Liège, propriétaire du bâtiment, a donc décidé de procéder au désamiantage du site. Cette opération a été réalisée grâce à un subside de 1.300.000 euros octroyé par la Région wallonne. Ce subside a pu être octroyé car le Grand Palais a été reconnu comme « site à réaménager » (SAR). La Ville ajoute que cette aide a pour objet l’assainissement et la sécurisation de sites à réaménager. Le désamiantage répondait donc à cet objectif et était une condition préalable essentielle pour permettre la réaffectation du site.
La Ville tient également à expliquer la mise en vente du bâtiment. Elle ne dispose pas des moyens nécessaires à la réhabilitation du Grand Palais, qui est estimée à plus de 40 millions d’euros d’investissement. Ce montant correspond à plus de deux fois le budget annuel global d’investissement de la Ville de Liège. Faute de fonds, elle a été contrainte de le mettre en vente. Elle conclut que la procédure de vente publique s’inscrit dans les objectifs poursuivis par la Wallonie avec des sites à réaménager : participer au redéploiement économique de la Wallonie en relocalisant de l’activité sur d’anciennes friches.