Changer les horaires en pensant aux travailleurs, améliorer grandement l'information aux voyageurs, ne pas attendre 3 ans pour rectifier les erreurs... le collectif CoMBaLi a longuement exprimé son regard sur le réseau TEC ce mardi à Namur
Fort de sa pétition ayant recueilli plus de 2600 signatures, le collectif CoMBaLi (Collectif pour la Mobilité à Liège) a été longuement entendu ce mardi en commission « mobilité » du Parlement Wallon.
Différents membres se sont succédés pour dresser le tableau de leurs observations sur le fonctionnement du nouveau réseau de transports en commun liégeois, et faire quelques propositions.
Bus fantômes et information défaillante
Les bus supprimés (et annoncés comme tels) mais aussi les « bus fantômes » (absents mais non-annoncés) ont évidemment été pointés du doigt, tant leur nombre par trop important aux yeux des membres du collectif.
Qui ne trouvent pas réponses à leurs questions via l’appli TEC qui est pourtant l’outil mis en avant par le TEC pour s’informer sur le réseau. « Pas fiable, incompréhensible » ont été les qualificatifs utilisés. Les orateurs ont aussi déploré la disparition des horaires papiers aux abribus (et aussi pour certains publics moins « digitaux »)et l’impossibilité d’obtenir un interlocuteur sur la ligne téléphonique Infotec. En matière de communication, le tram tire son épingle du jeu, recevant une très bonne note pour la communication à destination des voyageurs.
Un bus, un tram, une place dans la société
La dimension sociale des défaillances du réseau a aussi été pointée comme génératrice d’inégalités sociales voire de mépris dans le chef de certains citoyens : ne pas pouvoir participer à la vie sociale, culturelle… parce que le bus ne le permet pas n’est pas anodin pour tenir sa place dans la société .
Car c’est un point important pour CoMBaLi : tous les besoins du citoyens (travail, école, accès aux soins, à la culture, au sport…) devraient pouvoir être satisfait parce que le bus est disponible. Mais les horaires actuels ne le permettent pas. Avec le nouveau réseau, de nombreux horaires ont été réduits, des passages nocturnes ont été supprimés (sauf pour les lignes structurantes qui ont une amplitude égale à celle du tram). Un bus par heure après 21 heures, c’est fort peu, notamment pour les travailleurs qui doivent rentrer en soirée selon leur profession. Et là réside une demande importante du collectif : mieux prendre en compte les timings du monde du travail, de manière prioritaire. Ne pas oublier par exemple que les travailleurs sont toujours en mouvement quand les écoliers sont en vacances.
Après avoir souligné l’écoute attentive que le TEC porte aux sollicitations des usagers, les représentants du collectif ont conclu en demandant qu’il ne faille pas attendre, comme annoncé, 36 mois pour avoir une adaptation du réseau, en repensant le calendrier annuel en tenant compte des différences travailleurs / étudiants.
Dans la foulée, la commission a entendu le directeur de la Business Unit Liège-Verviers, Michel Schonbroodt qui a rappelé les tenants et aboutissants qui ont conduit au nouveau réseau et à la nouvelle offre de transport