En difficulté financière, la Chocolaterie Galler a obtenu un délai de quatre mois dans le cadre d’une Procédure de Réorganisation Judiciaire « silencieuse ». Cette mesure lui permet de préparer sa restructuration sous la supervision d’un mandataire de justice, sans communication publique. Toutefois, l’information a désormais été révélée dans la presse. Parmi les créanciers concernés, l’entreprise Visual Impact, basée à Seraing, dénonce une procédure qui pourrait mettre en difficulté les petites PME.
Visual Impact fournit à Galler des supports visuels tels que des autocollants pour vitrines, des enseignes de magasins ou encore du matériel promotionnel. Aujourd'hui, l'entreprise dénonce cette procédure de réorganisation judiciaire silencieuse prévue par le législateur. « Comme elle est silencieuse, aucun fournisseur n'est au courant. Ce n'est pas publié au Moniteur. Et donc, on se retrouve aujourd'hui coincés avec des dettes qui ne sont pas honorées, avec un sursis de quatre mois, et puis on verra bien. Alors que si nous avions été au courant dans le cadre d'une PRJ classique, jamais nous n'aurions produit et livré ce que nous avons fait fin 2025 », explique Étienne Fraikin, l’administrateur-délégué de Visual Impact.
Visual Impact fait partie des huit fournisseurs non prioritaires de Galler, contrairement, par exemple, à son fournisseur de cacao. Une situation qui peut mettre en difficulté cette petite PME, laquelle emploie 18 personnes. « D'un point de vue de la trésorerie, c'est compliqué et les sommes qui nous sont dues représentent entre un demi et un équivalent temps plein. Mais ces personnes, il faut bien les payer. Je sais qu'il y en a 144 travailleurs à sauver chez Galler et je compatis totalement. Mais j'ai ici 18 personnes qui doivent également vivre, sur la base d'un travail qui a été fourni, effectué, et payé à nos fournisseurs pour les matières premières. Donc voilà, chacun fait sa part du travail », explique Étienne Fraikin, l’administrateur-délégué de Visual Impact.
Visual Impact souhaite également interpeller le législateur à l'origine de cette possibilité de réorganisation judiciaire silencieuse, contrairement à la réorganisation publique, car elle peut réellement mettre en péril les petites entreprises wallonnes.