Un recours en justice a gelé le permis accordé à l'exploitant Electrabel pour démolir, dès septembre, deux tours de refroidissement sur le site nucléaire de Tihange écrivent les quotidiens L'Echo et De Tijd
L'information est donnée par les quotidien L'Echo et De Tijd : un recours en justice a gelé le permis accordé à l'exploitant Electrabel pour démolir, dès septembre, deux tours de refroidissement sur le site nucléaire de Tihange, . Le groupe énergétique veut s'y atteler au plus vite, tandis que le gouvernement fédéral freine des quatre fers.
Le recours émane d'"au moins six" parties: WePlanet Belgium et sa coupole européenne WePlanet, la commune de Huy (où se situe la centrale de Tihange), le groupement citoyen 100TWh et deux personnes physiques. Toutes estiment que la démolition affecterait de manière irréversible le parc de production nucléaire belge, menaçant la sécurité d'approvisionnement et entraînant une hausse des émissions de CO2 en Belgique.
À Paris, la direction d'Engie entend, elle, se limiter à l'exécution du contrat conclu avec le précédent gouvernement. Cet accord prévoit de prolonger de dix ans l'exploitation des deux réacteurs les plus récents de la centrale. À l'inverse, le premier ministre Bart De Wever (N-VA) et le ministre de l'Énergie Mathieu Bihet (MR) poussent à la relance du réacteur de Tihange 1, arrêté en octobre dernier.
La balle est à présent dans le camp du ministre wallon de l'Aménagement du territoire, François Desquesnes (Les Engagés). Une décision au fond sur le permis pourrait tomber avant l'été: la procédure prévoit 45 jours pour un rapport technique et 50 jours pour que le ministre rende sa décision.
Belga