Le redémarrage du réacteur nucléaire de Tihange 1 est "une discussion qui appartient au passé", a déclaré mardi le CEO d'Engie Belgium, Vincent Verbeke, en réponse au recours introduit contre la démolition des tours de refroidissement de Tihange 1 et 2.
"Nous ne sommes pas contre l'énergie nucléaire", a répété à plusieurs reprises M. Verbeke. "Mais nous avons choisi d'autres priorités, parce que nous croyons que l'énergie de demain sera avant tout renouvelable et flexible".
La position de l'entreprise concernant l'énergie nucléaire est également claire. "En dehors des accords en cours avec l'État belge, nous ne prévoyons pas d'investir dans le nucléaire", assure le patron d'Engie. Cela signifie que la société énergétique prolongera bien les réacteurs de Doel 4 et de Tihange 3 pour dix ans - jusqu'en 2035 -, et travaillera dans le même temps au démantèlement des cinq autres réacteurs qui ont été arrêtés.
"Impensable" de redémarrer Tihange 1
Engie a récemment reçu un permis pour démolir la tour de refroidissement du réacteur de Tihange 1, bien qu'un recours ait été introduit contre cette décision. Cette démolition serait un coup dur pour le ministre de l'Énergie Mathieu Bihet (MR), qui souhaite justement relancer ce réacteur. Mais "un projet de redémarrer Tihange 1 est impensable", a assuré M. Verbeke. "Le réacteur a fonctionné de manière sûre et fiable durant cinquante ans, mais il est désormais à l'arrêt. (...) Des travaux gigantesques seraient nécessaires" pour la mettre à jour, a précisé le CEO.
Le CEO d'Engie Belgium appelle les autorités à ne plus regarder en arrière, mais à utiliser les moyens disponibles pour accélérer la transition énergétique. Par exemple en encourageant le déploiement d'éoliennes et de parcs de batteries, et en ayant une plus grande attention pour le gaz.