Le site de Chertal remplit les exigences requises pour accueillir une nouvelle grande centrale nucléaire, selon une étude de Tractebel, écrit L'Echo. Le site de Tihange a de son côté été écarté.
Selon une étude du bureau d’ingénierie Tractebel, mandaté par le gestionnaire du réseau haute tension Elia, le site de Chertal, à cheval sur les communes d’Oupeye et Herstal, correspond aux critères pour accueillir une nouvelle grande centrale nucléaire, rapporte L’Écho mercredi. Il n’est cependant pas le seul : le site nucléaire déjà existant de Doel, en Flandre orientale, répond lui aussi à ces exigences.
Ces nouvelles grandes centrales de 1.000 MW ou plus devraient comporter au moins deux réacteurs. L’objectif serait en effet de construire ces nouveaux réacteurs par paire, dans une optique de réduction des coûts.
Le site de Chertal a accueilli une aciérie et un laminoir à chaud jusqu’à leur fermeture par ArcelorMittal. Le site a ensuite été racheté par la Région wallonne en 2024. Le large espace de 186 hectares a beaucoup d’éléments en sa faveur : une autoroute fluviale qui relie le port de Liège à Anvers, un accès au réseau autoroutier et à la voie ferrée, et sa localisation à quelques encablures du Trilogiport. Cependant, le potentiel projet pourrait faire face à l’opposition des riverains. La raison : la zone se situe à moins de huit kilomètres à vol d’oiseau du centre de Liège.
Le cas de Tihange a lui aussi été étudié, mais il ne répond pas aux conditions retenues par Tractebel : au moins 100 hectares disponibles, avec suffisamment d’eau à proximité pour refroidir deux ou trois réacteurs de grande taille, mais aussi la proximité d’infrastructures de transport ou l’absence de faille géologique dans le sous-sol.
Le site de Chertal a aussi été évoqué pour l'installation de SMR, les petits réacteurs modulaires, qui tournent souvent autour de 300 MW. Une liste de sept à huit sites, à proximité de clusters industriels, a été dressée.