Le tribunal de l'entreprise de Liège a accordé une somme d'un peu moins de 200.000 euros à l'architecte chargé de la mise en œuvre du projet de rénovation et d'agrandissement du stade Maurice Dufrasne, écrit jeudi Le Soir.
L'architecte était opposé dans ce dossier à l'Immobilière du Standard de Liège à laquelle il réclamait plus de deux millions d'euros après n'avoir pas reçu les honoraires qu'il réclamait pour la tâche qui lui avait été confiée.
En août 2017, la s.a. Standard de Liège avait signé avec le bureau d'architecte Assar un contrat de maîtrise d'œuvre relatif à la rénovation et l'agrandissement du stade Maurice Dufrasne et à l'agrandissement de l'académie Dreyfus.
Le permis avait été déposé en 2019 et l'architecte avait fait appel à différents entrepreneurs dans le cadre de la sélection des partenaires constructeurs, avec un plafond absolu de 95 millions d'euros pour les travaux à réaliser, l'architecte étant tenu responsable de tout dépassement.
L'architecte devait recevoir plus de 9,5 millions d'euros d'honoraires, échelonnés en plusieurs phases de la réalisation. Il avait déjà reçu 1,9 millions d'euros pour la mise en œuvre de la première phase. En mars 2022, le projet avait été interrompu par l'Immobilière du Standard dans l'attente de l'avancement de la procédure de rachat du club.
L'architecte Assar avait cité l'Immobilière du Standard devant le tribunal de l'entreprise de Liège pour obtenir une partie des honoraires restant dus (161.000 euros) relatifs à la première phase et 2.550.000 d'euros relatifs à la seconde phase, ainsi que 433.000 euros en indemnités de dédit.
L'Immobilière du Standard a été condamnée à payer à l'architecte, après déduction d'une pénalité liée au dépassement de budget par cet architecte, un solde d'honoraires de 175.983 euros liés à la première phase ainsi que 23.821 euros de dépens.
L'architecte a été débouté de ses autres demandes, de même que les bureaux greisch et Pierre Berger qui avaient été sollicitées par l'architecte et qui réclamaient 1,2 million euros.