Ne jetez plus votre carton... À Tihange, Mathieu Gilmaire le transforme en sculptures. Depuis un coup de cœur à l'école, il façonne animaux, personnages et figures mythologiques. Bientôt, son atelier ouvrira au public pour partager son univers.
« Tout a commencé en secondaire », raconte Mathieu Gilmaire, 46 ans. « On devait faire un dessin en 3D, mais je n’avais ni le temps, ni l’argent. Alors j’ai pris du carton. Et ça a été le coup de cœur. »
L'artiste hutois sculpte depuis de nombreuse année, il ne changerait de matère pour rien au monde. « C’est malléable, ta seule limite, c’est l’imagination. Ça se conserve bien et rendre un matériau qu’on va jeter à la poubelle noble comme des sculptures, je trouve ça magique », explique le Hutois.
Chez lui, on compte une trentaine de figurines, et sa passion prend beaucoup de place dans le quotidien. « Je cohabite avec de nombreux animaux », rigole sa compagne Chyne. « Mais je l’encourage et je suis sa plus grande fan, alors ce n’est pas un problème. Et ces sculptures sont très décoratives », détaille-t-elle.
Impliquée dans sa passion, elle est bien plus qu’une simple spectatrice. « Je m’occupe de tout ce qu’il n’a pas le temps de faire, ou ce qu’il ne veut pas… comme ses réseaux sociaux, l’administratif ou l’organisation des expositions », sourit-elle.
Et parfois, tout devient support de création. L’emballage de leur frigo est ainsi devenu un gorille.
Mathieu se définit dans un style semi-réaliste, reconnaissable à sa « patte » de forme cubique qui revient à chaque fois. Ses sculptures représentent des personnes, souvent inspirées de mythologies grecques, mais aussi des animaux. « Je peux faire tout, mais j’ai commencé avec les mains », raconte l’artiste.
Bientôt, un atelier ouvert au public permettra de découvrir son univers. « On aimerait pouvoir montrer à tout le monde ce que Mathieu fait. Que notre maison soit une vitrine et passer un moment avec lui, qu’il puisse expliquer l’histoire de chaque œuvre », explique Chyne.
Mathieu n’en vit pas encore pleinement. « Je travaille au Delhaize, c’est mon activité complémentaire, mais j’aimerais beaucoup en vivre davantage », confie-t-il. En attendant, il continue d’exposer et de partager son travail, notamment à l’exposition Envoz’Art, du 23 au 25 janvier 2026, à la salle Jacques Brel de Wanze.