À Remicourt, une structure un peu particulière a fait son apparition : la première cabane en saule du village. Une cabane bien vivante, appelée à grandir et à se renforcer avec le temps, pour accueillir les enfants à l'arrivée du printemps.
Plantée le 14 février, la structure commence tout juste sa nouvelle vie. Car cette cabane n’est pas faite de bois mort, mais de branches de saule bien vivantes, appelées à s’enraciner et à pousser au fil des saisons.
« Le saule est une espèce qui reprend très facilement », explique Éric Bernardello, coordinateur du PCDN (Plan communal de développement de la nature) et agronome à Remicourt. « Le bois, par son activité, va résister aux intempéries. Le fait de croiser la structure assure une autoportance et une meilleure résistance au vent et aux éléments climatiques. »
Au-delà de l’aspect ludique, le projet présente aussi un intérêt environnemental. Le saule pousse rapidement et permet de végétaliser un espace en peu de temps. La forme choisie ici est sphérique, mais d’autres aménagements sont possibles, comme des haies vivantes, qui constituent rapidement un abri pour les oiseaux et la petite faune.
À l’origine du projet, on retrouve Nadia Salle, habitante du village depuis 15 ans. L’idée lui est venue en voyant des enfants construire une cabane de fortune dans une venelle. « Comme toutes les cabanes d’enfants, elle n’a pas tenu. Je me suis dit : pourquoi ne pas en créer une qui puisse durer dans le temps ? »
Le projet a pu voir le jour grâce à un budget spécifique octroyé par la Région wallonne pour encourager la végétalisation des quartiers. À terme, la commune espère installer d’autres cabanes en saule dans les villages de Remicourt. Les demandes sont gratuites grâce à ce subside.
Encore quelques mois de patience désormais : le bois doit d’abord refaire ses racines. Les premières pousses apparaîtront au printemps, avant que la cabane ne s’étoffe progressivement de nouvelles branches.