Différentes perquisitions et interpellations ont eu lieu ce lundi 9 février dans le cadre de l'enquête sur les incidents ayant éclaté lors de la cérémonie d'hommage à Jean Gol organisée en septembre à l'Université de Liège.
Le 18 septembre 2025, le Mouvement réformateur organisait à l’Université de Liège Place du XX Août, un hommage à Jean Gol,ancien Ministre d’Etat libéral.
Une manifestation de protestation s’est déroulée devant les locaux de l’Université de Liège. Plus de 600 personnes étaient présentes, de même qu’un dispositif policier. Des heurts ont eu lieu, dont des jets d’objets en direction des invités et des policiers
Une information judiciaire a rapidement été ouverte par le parquet de Liège et l’enquête a été confiée à la Police Judiciaire Fédérale de Liège.
Par communiqué, le parquet précise que le dossier a été mis à l’instruction le 31 décembre 2025. Le juge d’instruction a également été saisi via une constitution de partie civile de certains membres du Mouvement Réformateur.
Ce 9 février 2026, une opération a été menée par la Police Judiciaire Fédérale de Liège
Aux alentours de 5h du matin, de manière simultanée, huit perquisitions ont eu lieu à Liège. Suite à celles-ci, huit personnes ont été privées de liberté. Les suspects, nés entre 1980 et 2006, ont été déférés devant le juge d’instruction chargé de l’enquête. Il a placé sous mandat d’arrêt une personne et a libéré sous conditions les sept autres. Les inculpations retenues sont :
• association de malfaiteurs ;
• coups et blessures avec la circonstance que l'un des mobiles de l’infraction est la haine, le mépris ou l'hostilité à l'égard d'une personne en raison de ses convictions philosophiques ou politiques ;
• rébellion avec violences ou menaces à l’égard de plusieurs agents de la force publique, avec plusieurs circonstances aggravantes.
• coups et blessures avec la circonstance que les coups et blessures ont causé une incapacité de travail dans le chef de la victime et qu’ils ont été commis envers un policier dans l’exercice de ses fonctions.
L’instruction suit son cours.
Le Front Antifascistes de Liège 2.0 parle d’une attaque brutale vis à vis du droit de manifester et à l'encontre des mouvements sociaux en général. Dans son communiqué, le Front déclare « Il s'agit d'un signal clair d'un traitement privilégié accordé au MR et de criminalisation du mouvement social, étudiant et antifasciste à Liège … une offensive judiciaire et policière à caractère politique visant le mouvement social, une tentative d'intimidation et de dissuasion des luttes antifascistes — alors même que celles-ci n’ont jamais été aussi nécessaires — et d’une mise en scène répressive contribuant à la stratégie de communication du MR… »
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