Jeune papa et professeur de dessin, l'artiste liégeois Stéphane Gilles, alias Caracol, propose une série de peintures figuratives et narratives qui placent la jeunesse au centre de la réflexion. Cette expo se découvre dans un nouveau lieu dédié à l'art.
L’enfance, la jeunesse, c’est un monde que Stéphane Gilles, alias Caracol connaît bien et qu’il transpose dans ses toiles. Jeune papa, professeur de dessin, il travaille depuis 20 ans dans un centre d’expression et de créativité.
Avec ses toiles, il nous plonge dans un univers à la limite d’un futur dystopique et un présent déjà passé. A part un portrait de ses deux enfants de 8 et 10 ans, les autres toiles représentent chacune un seul personnage. Une manière d’illustrer une certaine ambigüité dans un monde où les enfants et adolescents semblent avoir un smartphone greffé à la main. A première vue, on les sent solitaires mais aussi connectés au vaste monde via les réseaux sociaux. Et puis, nous dit, l’artiste, parfois la solitude est appréciable pour nous permettre réflexion et créativité. Il tente de capter cet instant rempli d’espoir, juste avant l’action. Certains personnages semblent nonchalants, d’autres, ceux de jeunes filles, plus déterminés. Comme lors d’expositions précédentes sur la condition de la femme, Stéphane Gilles illustre ainsi la détermination qui leur est nécessaire pour tracer leur route.
La dystopie se retrouve dans les décors, les ambiances, certains détails aussi. Peintes à l’acrylique, les toiles contiennent parfois quelques ajouts au marqueur Posca ou au crayon. De manière assez discrète, ils donnent aux personnages des allures de cyborg, d’humains améliorés avec, par exemple, une vision sur-développée grâce à un implant.
L’artiste propose aussi quelques croquis d’urban sketcher mais aussi des art toys, des figurines inspirées par l’univers BD ou manga. Tout cela trouve place dans les 3 étages de la Factory.
Installée au coeur des Vennes, ce n'est pas une galerie mais un lieu d'échange et de rencontre, créé par deux passionnés d'art, Lila Besri et Laurent Joris, pour des amateurs d’art. Ils y programment aussi bien des expositions que des concerts ou défilés de mode, des cours de dessin pour enfants également.
L’exposition « Touche d’espoir » se visite à la Factory, 4 rue Hubert Désamoré, à 4020 Liège, les samedis de 14h00 à 18h00 jusqu’au 28 février, avec un « finissage » le 26 février. Toutes les informations sur la page Facebook La Factory Liège.