"L'architecture de la chance n°5, l'Enfance" à la galerie Flux, "Peintures de chevet" chez Acteo et "Centre de mise en forme - Economie de paix" à l'Ilot Saint-Michel, 3 expositions à Liège, donnent un aperçu de l'univers foisonnant de Werner Moron.
La galerie Flux, rue Paradis à Liège, accueille jusqu’au 14 février, une œuvre que Werner Moron a entamée il y a 9 ans. Une structure de bois, une cabane de 6 panneaux de 2m40 sur 2m40. Présentée de manière déstructurée, faute d’avoir pu entrer d’un seul tenant dans l’une des pièces de la maison, tous ses éléments sont posés soit au sol, soit sur de légers tréteaux ou encore le manteau des cheminées. Rien n’est accroché questionnant ainsi le processus d’exposition en galerie. Ces panneaux, Werner Moron les a peint des deux côtés. Le côté intérieur plus sombre et l’extérieur plus lumineux. Chaque dessin, chaque figure y trouve son pendant réalisé de manière quasi automatique. Ils ont ensuite été découpés en dizaines d’ex-voto dont le visiteur peut se saisir. L’enfance ne se monnaie pas mais cette « Architecture de la chance n°5, l’Enfance » s’intitule aussi « 100 000$ ». La regarder, la contempler, l’admirer ne coûte rien, bien au contraire mais, en cas d’acquisition, ce serait le prix de cette œuvre qui forme un tout. Un tiers reviendrait à l’artiste, un autre à la galerie et le 3ème à l’émergence des ZAD – Zones à détendre – un projet socio-artistique produit par Werner Moron.
Autre lieu, autre démarche. Werner Moron a couvert les murs du hall d’accueil, des bureaux, des salles de réunion du cabinet d’avocats d’affaires Acteo de ses « Peintures de chevet ». Des œuvres réalisées sur des carnets à dessins, parfois en plus grand format, mais toutes lorsqu’il était contraint, par les circonstances de la vie, à des moments d’attente. Libre, son imaginaire, lui intimait de continuer à créer. C’est à voir à l’Ilot Saint-Michel à Liège, 13 place Verte, du lundi au vendredi de 9 à 18h00.
Enfin, non loin de là, rue d’Official, Werner Moron présente « Centre de remise en forme – Economie de paix ». Dans ce vaste local commercial, il a déposé toutes ses archives : restes végétaux, photos, documents écrits, peintures, éléments d’installation, le tout parsemé d’oranges fraîches. Tout peut faire l’objet d’une interprétation et l’artiste espère bien y rencontrer le public pour en discuter. Il y est présent chaque mercredi de 10 à 18h00.