Payer son loyer est devenu compliqué, voire impossible, pour des personnes privées, en tout en en partie, de leurs revenus professionnels à la suite des mesures de fermeture décidées pour limiter la propagation du virus. Des représentants des locataires réclament auprès du gouvernement des mesures pour leur venir en aide. Le gouvernement n’a pas encore pris de décision à cet égard, mais le syndicat des propriétaires et des copropriétaires (SNPC) s’est manifesté. Par la voix de son président, le Liégeois Olivier Hamal, le SNPC prône le dialogue entre bailleur et locataire, et suggère une analyse au cas par cas.
Pour les logements loués à des particuliers, le SNPC invite aussi au dialogue entre bailleur et locataire, si les difficultés à payer sont liées au coronavirus. Mais Olivier Hamal dénonce ici les comportements de certains locataires, qui tentent de profiter de la crise sanitaire pour ne plus honorer leurs loyers.
Pour les logements d’étudiants, la situation est aussi inhabituelle. Certaines collocations d’étudiants ont été abandonnées pour cause de confinement obligatoire, et avec l’enseignement à distance qui s’est généralisé jusqu’à la fin de l’année scolaire, certains étudiants qui sont rentrés dans leur famille n'ont plus besoin de kot. Les loyers sont évidement dûs, ce qui n'empêche pas les propriétaires de faire un geste.
En toute hypothèse, les locataires qui rencontrent des difficultés à effectuer leur paiement ont tout intérêt à entrer en contact avec leur bailleur, pour exposer leur situation, et envisager ensemble si un report, une baisse temporaire ou une suppression exceptionnelle de leur loyer est envisageable.
Cette demande peut toujours être refusée par le propriétaire, sa réponse dépendra peut-être aussi de sa propre situation financière.
A noter que les expulsions administratives et judiciaires sont provisoirement suspendues, pour cause de coronavirus ; une mesure saluée par ... le syndicat des locataires, cette fois !