En deux ans et demi, la commune de Chaudfontaine a capturé une trentaine de ratons-laveurs, avec l'aide des habitants. Et ce grâce à des pièges qu'elle prête, et qui s'avèrent particulièrement efficaces.
Nombreuses sont nos communes qui se plaignent de la présence de nombreux ratons-laveurs sur leur territoire. On estime le nombre de ces nuisibles importés en Europe par l'Allemagne à l'issue de la 2è guerre mondiale, à entre 75 000 et 100 000. L'expansion ne cesse de croître et comme l'animal n'a pas de prédateur, rien ne peut l'arrêter.
Rien, sauf... les pièges. Que la commune de Chaudfontaine utilise depuis fin 2023, comme l'explique Stéphan Poncelet, responsable environnement à la commune de Chaudfontaine. "Les habitants peuvent faire la demande pour nous emprunter un de nos trois pièges, s'ils en ont repéré un à proximité de leur habitation. On demande juste une caution de 70 euros, et puis le propriétaire peut avoir la cage pour une semaine ou deux. Mais en général, après 24h ou 48h, l'animal est déjà piégé."
Une trentaine de bêtes capturées
Au total, une trentaine de bêtes ont été capturées, puis tuées par un chasseur. Un succès difficilement estimable, car il n'existe pas de recensement précis des animaux. "Peu de communes disposent de pièges, comme ceux que nous avons", constate Stéphan Poncelet. "Donc 30, c'est bien, mais c'est difficile de savoir ce que ça représente exactement".
Ils sont partout sur la commune
Une chose est sûre, la commune est loin d'en être débarassée. "Ceux que l'on a capturé étaient à Beaufays, mais aussi à Vaux-sous-Chèvremont, dans des zones plus urbanisées tout en étant proche d'un bosquet ou d'un bois." C'est en effet le terrain de jeu idéal pour la bestiole, dont le bois est le principal habitat, mais qui s'accomode de la présence de l'homme pour aller faire des emplètes, c'est-à-dire voler, trouver de la nourriture (mangeoires, poubelles), voire rentrer dans les maisons.
A part mettre des pièges, la commune estime ne pas pouvori faire grand-chose. Et elle n'est pas la seule, puisque de nombreuses communes ont interpellé la Région wallonne à ce sujet. Parmi elles, Wanze, Aywaille, ou encore Ferrières.