À Chaudfontaine, trois parcs communaux font l’objet d’un aménagement particulier dans le cadre d’une labellisation « Réseau Nature » de Natagora . Dans ce contexte, des tas de pierres ont été installés dans le parc Jean Gol, à la Source de la Lèche et dans le parc du Lompet.
Situés à proximité d’une mare, ces tas de pierres que l’on retrouve dans plusieurs parcs de la commune de Chaudfontaine ne sont pas des travaux inachevés, mais des aménagements destinés à de petits animaux discrets et inoffensifs.« Les tas de pierres servent principalement aux amphibiens. Il faut savoir que les pierres se réchauffent dès qu’il y a des rayons de soleil. Or, les amphibiens sont des espèces à sang froid : ils ont donc besoin de chaleur pour vivre. Ils peuvent ainsi se prélasser sur ces tas de pierres. De plus, comme vous pouvez le voir, de nombreux espaces sont disponibles entre les pierres, ce qui leur permet de se protéger en cas de présence de prédateurs », explique Laurence Nivelle, chargée de projets au service environnement de la commune de Chaudfontaine.
L’excédent de terre excavée pour installer les pierres sert de protection contre les vents dominants. Il ne s’agit donc pas d’un endroit de jeu, mais d’un site pensé par Natagora. Dans ce sens, une affiche a été installée afin d’informer les promeneurs.« Nous avons dû installer cette signalisation parce que nous nous sommes rendu compte que la population, ne sachant pas à quoi cela servait, avait tendance à utiliser les tas de pierres et de terre. L’objectif est donc de ne pas marcher dessus. Il est important que ces zones soient réservées à la biodiversité. Ce sont de petits espaces que nous demandons de préserver », explique Laurence Nivelle, chargée de projets au service environnement de la commune de Chaudfontaine.
Ces installations font partie d’un aménagement global de trois parcs communaux, dans le cadre d’une labellisation « Réseau Nature » voulue par la commune. D’ailleurs, outre les tas de pierres, on peut également observer la mise en place d’un plan de fauche tardive grâce à l’éco-pâturage, la restauration de lisières, ainsi que de futures plantations de vivaces indigènes.