Un an après la mise en circulation commerciale du tram, il reste encore pas mal de points d'amélioration.
A tous les acteurs que l'on a rencontrés cette semaine, on a posé la même question: que faut-il encore améliorer? Voici leurs réponses.
Pour les conducteurs, la vigilance
Pour les conducteurs du TEC, c'est le comportement des automobilistes, piétons et cyclistes qui doit encore être améliorer. "Même si 90% des gens ont pris l'habitude, il reste 10% qui ne respectent pas la priorité du tram, que ce soient des piétons, des automobilistes etc. Les piétons ne regardent pas en traversant, gardent leurs écouteurs sur les oreilles etc." Ce à quoi un de ses collègues précise. "Ca nous fait des frayeurs et des surprises. Quand on arrive à une certaine vitesse et qu'on constate que la personne ne nous voit pas arriver, on prend des risques." Un constat partagé par la police, qui souligne de la même manière qu'un gros travail de sensibilisation a déjà été effectué.
Pour les usagers et le TEC, le nouveau réseau de bus
A l'arrivée du tram, l'ensemble du réseau LeTec avait été revu, avec pas moins de 80 changements de ligne. Pour certains, cela a entraîné de grosses difficultés, comme du côté des Trixhes à Flémalle. Des aménagements ont été faits, entre autres grâce à un travail de fonds réalisé par le collectif CoMBaLi, qui agit pour la mobilité à Liège et qui a réalisé une étude en profondeur du réseau pour prouver qu'il était possible de modifier certaines lignes sans trop en déforcer d'autres. Ce travail d'adaptation n'est pas terminé selon LeTec. "Des analyses sont encore en cours pour pouvoir améliorer le réseau", explique Isabelle Tasset, porte-parole du TEC Liège-Verviers.
Pour la ville et la police, les busway
Et enfin, du côté de la ville et de la police, on va encore plus loin en périphérie et on vise la mobilité et la fluidité du trafic au sens large, en appellant de leurs voeux les Busway, ces quatre lignes de bus qui, à terme, doivent relier la périphérie au centre de Liège, dans différents centres. La ligne B2 est déjà en route entre les Guillemins et le Sart-Tilman (l'ancien bus 48). Les travaux ont débuté à Fléron, sur la N3, pour laisser place à une ligne de bus express (future ligne B4). Et deux autres lignes sont dans les plans de LeTec, entre Ans et Chênée (B1) et de République Française au CHU (B3). "Le point d'amélioration principal est d'avancer sur les busway", explique Willy Demeyer, bourgmestre de Liège. "On travaille pour ça en collaboration avec LeTec. Je pense que la ligne entre Ans et Chênée sera un point important dans les prochaines années, avant j'espère aussi de reparler dans les prochaines années des extensions du tram vers Herstal et Seraing." Willy Demeyer qui souligne tout de même déjà les effets positifs du tram. "L'attractivité du centre-ville s'est améliorée. Eu niveau environnement aussi, des études sont en cours pour évaluer l'effet sur la pollution, qui semble déjà positif. Et puis l'arrivée du tram nous a permis de réaliser d'autres travaux qui étaient en attente, qui changent aussi la ville."
Du côté de la police, et spécifiquement au dispatching trafic, on voit, aux couleurs des routes, que c'est du côté de Fléron que le busway sera le plus important. "Des travaux ont déjà été effectué sur la N3, la rue de Herve, mais il reste beaucoup de travail pour faire en sorte, aux endroits où cela est possible, que les bus puissent circuler plus facilement. Cela permettra de désengorger cette entrée de ville", détaille Benoit Ferrière.
En résumé, désormais, c'est désormais la révision de l'ensemble de la mobilité en périphérie qui est en réflexion.