Ce mercredi, Adrien Dolimont a rencontré les équipes de l’Animal Rescue Team Hesbaye. L’unité spécialisée dans le sauvetage animalier a présenté ses missions, ses besoins et les réalités du terrain.
Sauver un cheval coincé, secourir un animal tombé dans l’eau ou intervenir après un accident : ce sont les missions quotidiennes de l’Animal Rescue Team Hesbaye. Ce mercredi, l’équipe a accueilli Adrien Dolimont pour une visite de terrain organisée au sein de la zone de secours de Waremme. « Notre objectif, c’est de montrer qu’il est encore possible d’améliorer certaines choses. Aujourd’hui, nous ne sommes pas reconnus au niveau fédéral et nous aurions besoin d’un cadre légal », explique Michael Robert, conseiller technique de l'Animal Rescue Team de Hesbaye.
Créée en 2017, cette unité spécialisée de la zone de secours de Hesbaye couvre aujourd’hui 70 communes en Wallonie. En quelques années, le nombre d’interventions de sauvetage animalier a été multiplié par trois, preuve d’un besoin grandissant sur le terrain.
« Aujourd’hui, l’animal occupe une place centrale dans nos vies. Certaines personnes refusent d’être évacuées sans leur animal, donc notre objectif est de pouvoir sauver les deux. On voit aussi de plus en plus d’animaux exotiques et de NAC, avec des interventions qui deviennent plus complexes ».
Durant la visite, Adrien Dolimont a découvert les techniques d’intervention de l’Animal Rescue Team au travers de plusieurs démonstrations, comme la capture d’une mygale ou le relevage d’un cheval. Les équipes ont aussi présenté leur matériel, leur bateau ainsi qu’un nouveau véhicule récemment inauguré.
Mais au-delà des démonstrations, les sauveteurs ont surtout voulu mettre en avant les difficultés rencontrées sur le terrain. « Quand nous avons les moyens, nous pouvons faire correctement notre travail. Mais nous avons appris récemment que les vétérinaires urgentistes allaient perdre leur subside. Pourtant, nous avons besoin de ces partenaires pour intervenir correctement ».
En 10 ans, l’équipe spécialisée a réalisé plus de 600 interventions et sauvé plus de 1 000 animaux. Malgré cette activité grandissante, la spécialisation n’est toujours pas reconnue au niveau fédéral. Un message que l’Animal Rescue Team espère voir entendu par les autorités politiques.