Des militants issus d'un collectif d'associations liégeoises occupent illégalement l'ancienne maison de repos "Résidence Quentin", un bâtiment vide depuis plusieurs années place Xavier Neujean à Liège. Ils souhaitent en faire un centre social autogéré
Des militants issus d'un collectif d'associations liégeoises, luttant contre la pauvreté et pour l'aide aux sans-abri, sympathisants du "Front anti-expulsion de Liège",occupent illégalement depuis une semaine l'ancienne maison de repos "Résidence Quentin" place Xavier Neujean à Liège.
Sur les banderoles déployées, on peut lire "Centre social autogéré : remplir le vide par la solidarité", "Liège n'est pas à vendre", ou encore "Shoot l'Arizona".
Les occupants ont commencé à s'installer durablement, en apportant meubles et matériel. Des travaux ont d'ailleurs déjà été entamés afin de rendre les lieux plus conviviaux. "Nous occupons le bâtiment depuis une semaine déjà, et samedi après-midi nous avons effectué l'inauguration publique en musique et en discours", relate l'un des militants présents sur place.
Leur objectif est de le transformer en un lieu d'accueil pour toute une série d'actions de solidarité, comme des repas à prix libre, des banquets populaires, des ateliers ou des assemblées de lutte, des ciné-clubs, une salle de sport gratuite... par exemple. "Nous voulons rester un maximum de temps ici, et créer un centre social comme il en existe à Naples, où ces projets sont parfois devenus des lieux vraiment centraux. Nous restons toutefois dépendants du bon vouloir du propriétaire, même s'il a certains avantages à ne pas nous expulser étant donné que le bâtiment va être entretenu", ajoute-t-il encore.
À terme, les militants espèrent ouvrir le centre à des horaires fixes chaque semaine, et mettre en place des assemblées générales et un comité de gestion : "Ce n'est parce qu'il sera autogéré qu'il n'y aura pas de règles ou d'organisation", précise une autre militante.
Informée de la situation, la zone de police de Liège a indiqué assurer le monitoring de la situation et être entrée en contact à ce sujet avec les autorités et le propriétaire des lieux.