La sécurité aux abords des école est une problématique qui concerne de nombreuses communes. A Flémalle, toute une école, élèves compris, se mobilise pour sensibiliser les parents trop pressés.
7H30 ce matin. Il ne fait pas encore jour, mais pour une dizaine d'enfants de 2è et 5è primaire de l'école communale Jean Beulers, la journée a déjà bien commencé. Gilet fluo sur le dos, képis sur la tête, ils s'apprêtent à sensibiliser les parents à la sécurité routière. Pancarte à la main. ils s'avancent par petit groupe au bord des voitures pour rappeler les règles d'usage, avec l'aide, évidemment, d'un inspecteur de la police locale de Flémalle. "On contrôle que les enfants soient bien attachés et soient dans un siège adapté à leur âge et à leur taille", explique l'un des policiers. "Par exemple, là on vient d'avoir un papa dont le bébé était dans un siège à l'avant, mais l'airbag n'avait pas été désactivé. En cas d'accident, c'est très dangereux."
Sensibilisation nécessaire
L'opération n'est pas effectuée par hasard. L'école Jean Beulers compte 350 élèves de maternelle et primaire. Chaque matin, des dizaines de voitures défilent sur le rond-point de l'école. Certains, à vitesse excessive, tandis que d'autres stationnent sur la route, ou l'arrêt de bus, malgré une trentaine de place de parking pour déposer les enfants. "C'est un vrai problème récurrent", explique Francisco Granados, le directeur. "L'école est située sur une descente, donc les voitures arrivent très souvent à plus de 30 km/h et beaucoup se garent à la place du bus. C'est vrai qu'on n'a pas énormément de places de parking, mais quand même suffisamment, normalement, pour que les parents déposent les enfants à l'école."
Les contrôles de police ne suffisent plus
La police passe régulièrement pour effectuer des contrôles, comme dans toutes les écoles de la commune. Mais les mauvaises habitudes persistent. D'où l'idée de mobiliser les enfants. "On a l'espoir d'une part que les parents soient plus attentifs si ce sont les enfants qui leur expliquent. Et puis, que les enfants soient eux aussi au courant des bonnes pratiques et éduquent leurs parents."
Alors enseignants, et élèves, ont mis la main à la pâte, et leur créativité à profit, pour aider la police. L'opération a lieu à trois reprises cette semaine. Après cela, la police continuera les contrôles, sans les enfants. Et la sensibilisation fera place à la répression.