Ce dimanche 8 mars marquera la Journée Internationale des Droits des Femmes. De nombreuses actions et sensibilisations auront lieu à cette occasion tout ce week-end. Certaines commençaient déjà ce vendredi, comme à Waremme.
Des affiches avec des messages clairs et revendicateurs, des questions et des jeux sur les droits des femmes et les violences subies. La tonnelle du réseau local de Waremme et Hannut contre les Violences Intrafamiliales (VIF) en a interpellé plus d’une et plus d’un ce vendredi sur le marché de Waremme, à commencer par Georgette. "Beaucoup de femmes, encore aujourd'hui, n'ont pas de droit. Ce qui est important aussi, c'est de leur donner accès à l'éducation, parce que sans cela, les femmes ne s'en sortiront jamais. On remarque d'ailleurs que là où elles sont opprimées, on les prive d'éducation. Et je ne suis pas sûre que la jeune génération ait tellement évolué. Je pense que les jeunes de maintenant ont quand même encore des choses à apprendre à ce sujet, j'en suis persuadée".
Si beaucoup de femmes se sont arrêtées au stand, plusieurs hommes ont également été interpellés, à l'instar de Jonathan. "C'est important de mettre des choses en place pour que les femmes se sentent plus égales. Pour moi, les droits entre hommes et femmes devraient être les mêmes".
"Que peut-on améliorer pour les droits des femmes ?"
Bien que l’Europe et la Belgique font plutôt partie des endroits les plus avancés en matière de droits des femmes, le réseau tient à rappeler l’importance de continuer la lutte pour l’égalité et l’arrêt des violences intrafamiliales. "Dans tous les pays, il y a des manquements au niveau des droits des femmes. Certes, en Belgique, ce n'est pas comparable à d'autres pays évidemment. Mais c'est quand même important de toujours sensibiliser et de toujours prévenir ces femmes et ces hommes qui sont concernés aussi par les droits des femmes", indique Coraline Herbaux, assistante sociale au Planning familial Hannut-Waremme. "Ici, on interpelle les gens et on leur pose une question principale : 'que peut-on encore améliorer pour les droits des femmes en 2026 ?'".
1 personne sur 3 victime de violences
Le réseau VIF est né au départ d’une interpellation citoyenne. Aujourd’hui, il regroupe différentes associations de la région de Huy-Waremme, à savoir la Vie Féminine, le Planning familial, le CLPS, le Relais famille mono, le Plan de cohésion sociale, le SAPV de Hesbaye, le Service prévention d’aide à la jeunesse, le service de santé mentale et D’Pause et..., un service qui accompagne des personnes victimes de violences conjugales, qui avait été un temps mis en stand-by. "C'est un service qui offre un accompagnement à plusieurs niveaux, que ce soit administratif, financier, juridique... C'est un point de départ qui permet une réorientation vers différents points qui pourraient intervenir dans la vie de la personne", détaille Sarah Vivegnis, assistante sociale de D'Pause et...
À l’heure actuelle en Belgique, une personne sur trois déclare avoir subi des violences et plus d’une femme sur deux a été victime de harcèlement de la part d’un partenaire ou ex-partenaire.
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