Un convoi d'enseignants cyclistes est parti ce matin de Verviers, direction Bruxelles. Ils vont apporter au gouvernement de la FWB des milliers de revendications, récoltées sur le trajet pendant 3 jours.
A la base de cette action, on trouve un comité d'organisation issu entre autres de l'école Léonie de Waha. L'idée: unir les écoles dans leurs revendications et apporter des milliers de courriers de doléances adressés à la ministre de l'Enseignement Valérie Glatigny. Parmi ceux qui vont sillonner l'est de la Wallonie direction Bruxelles, on trouve Tanguy Wera, professeur de français. "On a voulu faire le lien entre les différentes écoles, les différentes revendications, et très vite on a eu de très beaux échos à plein d'endroits différents. On est parti ce matin de Verviers, la grande ville la plus à l'est de la Belgique, direction Bruxelles. Et on s'arrête à certains endroits pour récolter les courriers qu'on livrera dans 2 jours à Bruxelles."
Différentes étapes pour récolter les courriers
A chaque étape (Verviers, Soumagne, Chênée, Liège, Seraing, Huy dans notre zone avant de partir à Andenne, Namur, puis le Brabant wallon et Bruxelles), les enfants ou adultes désireux de rejoindre le convoi pour quelques kilomètres sont les bienvenus. Ainsi, ils étaient près de 200 à arriver à Liège, après être notamment passés par Soumagne. Tous présents en solidarité avec les enseignants. "Je suis éducatrice, mais je partage grandement les craintes de mes collègues", nous explique une dame, mini boite aux lettres sur le dos.
A Soumagne, le convoi était même accueilli par une centaine d'élèves de l'Athénée Royal, qui se sont mobilisés en moins de 48h. "J'ai créé un compte instagram samedi à midi", explique Lola Charpentier, élève de rhéto à l'initiative du mouvement. "Et très vite, elle a fait 400 vues, énormément d'élèves ont répondu à l'appel, pas seulement des 5è ou rhéto mais aussi des plus petits. On veut soutenir nos professeurs, on sait qu'ils se battent pour nous". Des professeurs, qui ont rejoint le mouvement de grève mercredi dernier.
Des témoignages poignants
Les lettres, elles, sont déjà très nombreuses depuis ce matin et elles ne cessent de s'accumuler. "Je suis agréablement surpris du succès, je ne m'attendais pas à ce qu'on ait déjà autant de monde et autant de revendications", reprend Tangu Wera. "Elles vont toutes êtres entreposée dans une voiture balai, qui va nous suivre jusque Bruxelles."
Derrière ceux qui écrivent ces courriers, on trouve des enseignants parfois très démunis. "Je suis professeur de morale et je ne sais pas ce qui va m'arriver l'année prochaine", nous explique Dorine Schoonbroedt. "Je risque de me retrouver au chômage. C'est très dur, pour moi mais aussi pour les élèves qui ne savent pas qui va leur donner cours et comment leur année va se dérouler."