A Liège, cinq parents ont saisi le tribunal de 1er instance. Ils ont obtenu que des huissiers se rendent à l’école Sainte-Véronique, à Liège, pour faire lever le piquet de grève installé devant le collège.
-Un piquet de grève installé devant le collège Sainte-Véronique de Liège a été levé jeudi, a indiqué le directeur de cet établissement, Mathias Tyssens, confirmant une information de plusieurs médias. Cinq parents ont saisi la justice pour dénoncer le blocage des enseignants et des élèves dans cette école liégeoise. Le tribunal de première instance de Liège leur a donné raison et des huissiers se sont rendus sur place jeudi matin.
M. Tyssens explique que le collège était fermé avec des cadenas et des colsons, empêchant l'accès aux enseignants et aux élèves au sein de l'établissement. "La méthode n'est plus bonne, elle prend en otage les parents et les élèves et n'atteint pas sa cible : les formations politiques", déplore-t-il. "Les parents ont le droit de s'opposer à une situation dont ils sont victimes". Le directeur note toutefois qu'il est "dommage de faire appel à la justice dans un contexte scolaire".
Les épreuves externes, comme le CE1D et le CESS, devront a priori être organisées dans l'école, mais la direction a décidé de ne pas maintenir "ce qui n'est pas obligatoire", précise Mathias Tyssens.
Le secrétaire général de l'Union francophone des associations de parents de l'enseignement catholique (Ufapec), Bernard Hubien, estime qu'il est important de ne pas entrer dans une juridicisation de la relation entre les parents, les associations de parents et l'école. Il s'étonne de la démarche, tant sur la forme que sur le fond, précisant que les parents soutiennent le mouvement social, dans l'ensemble.
De son côté, le président de la CGSP Enseignement, Luc Toussaint, dénonce "une atteinte au droit de contester et au droit de manifester son désaccord". Il déplore de devoir en arriver à "de telles extrémités" et demande le rétablissement d'un "vrai dialogue social". Le syndicaliste dit espérer que cette situation reste une exception. "On a un peu du mal à comprendre la décision prise par le tribunal, il n'y a pas de débat contradictoire dans ce genre d'affaires."
Belga