La ministre wallonne des Sports, Jacqueline Galant, a validé 14 promesses fermes de subsides pour rénover et améliorer des infrastructures sportives en région wallonne. Parmi elles, le club de rugby de Visé, la piscine de Haccourt et d'Aywaille.
Le subside régional pour la reconstruction de la piscine d’Aywaille vient d'être validé. Avec un budget total estimé à 15 millions d'euros, ces 4,2 millions d'euros vont permettre à la commune de lancer l'appel d'offres. "On espère adjuger le marché début 2027. Ça sera une démolition-reconstruction de la piscine. Ces bâtiments avaient plus de 50 ans, le bassin n'était par exemple pas isolé. On a donc souhaité repartir d'une page blanche dans le projet présenté", explique l'échevin des travaux publics d'Aywaille, Dominique Simon.
L'agencement en détail
La nouvelle construction bénéficiera également d'un nouvel agencement. "Le bassin sera également de 20 mètres, mais il sera surélevé d'un mètre pour éviter les inondations. On aura un autre bassin d'apprentissage à la place que prend actuellement la cafétéria pour bien séparer les deux publics. On va faire un wellness avec un hammam, un sauna et un espace de repos. La cafétéria sera commune avec le hall omnisport. Les vestiaires et les bureaux du hall omnisport seront également rénovés. Le hall sportif restera intact, car nous l'avons déjà rénové après les inondations", détaille le directeur de la régie communale autonome d'Aywaille, Karl Toussaint.
Une piscine chauffée au bois d'Aywaille
Par ailleurs, le projet permettra à Aywaille de diminuer les frais d'entretien du complexe sportif en utilisant par exemple du bois de la commune pour chauffer la piscine. "On espère atteindre plus de 70 % d'économies d'énergie. La piscine ayant l'âge qu'elle avait, il y avait des choses à remettre aux normes", analyse Karl Toussaint.
2.500 visiteurs par semaine en haute saison avant les inondations
Avant les inondations qui ont détruit les lieux, la piscine accueillait 2.500 personnes par semaine en haute saison. C'est donc un projet extrêmement attendu par le public et par les écoles de la région qui va voir le jour ici.
"On a été une des premières communes dans la région à avoir une piscine. Elle date des années septante et donc ça manque depuis cinq ans. Les jeunes ne peuvent plus apprendre à nager à la piscine d’Aywaille. Donc bien sûr que c'est d'un très grand soulagement puisque notre piscine a essentiellement un rôle de formation éducatif", souligne Dominique Simon. La commune de Sprimont a déjà signé pour que toutes ses écoles communales se rendent dans cette piscine.
Concernant le temps que vont durer les travaux, cela dépendra des réponses à l'appel d'offres. Du côté de la commune, on prévoit 2 ans de travaux au minimum, mais il faudra attendre avant d'avoir la confirmation.