250 mètres, tout au plus, c'est la distance qui sépare l'Athénée Royal de Visé du Collège Saint-Hadelin. Et pourtant, les élèves ne vivent pas la même fin d'année: à l'Athénée, les examens sont annulés. Au collège, ils ont lieu.
Ce vendredi, les épreuves externes, CE1D et CESS, auraient du débuter dans toutes les écoles. Mais tant dans celles de la Ville de Liège, de la Province de Liège, que dans les écoles du réseau WBE Enseignement Liège, la décision a été prise, par les PO ou par les directions, de les annuler. Résultat, à Visé, la situation est quelque peu cocasse. D'un côté, les élèves de Saint-Hadelin ont débuté leurs épreuves, ce matin. De l'autre, à 250 mètres de là, les élèves de l'Athénée Royal sont officiellement en vacances. Une situation que déplore les délégués syndicaux, d'un côté comme de l'autre. "C'est totalement inégalitaire pour les élèves", constate Jean-Paul Tornatore, délégué syndical au Collège Saint-Hadelin. "Ceux qui doivent passer leur examen ne sont pas du tout dans les conditions pour le passer. Ils ont appris hier seulement que les examens allaient bien avoir lieu aujourd'hui. Et à 200-250 mètres d'ici, la situation est différente. C'est surréaliste."
Des élèves inquiets
Pour les élèves non plus, la situation n'est pas idéale. "Le problème est qu'on n'a pas eu de révision ni de préparation avec les professeurs pour nous expliquer comment ça allait se passer etc.", constate Inès, élève de rhéto. Même sentiment chez Philippe, un de ses camarades de classe. "On n'a plus eu cours normalement depuis longtemps et tout se fait dans la précipitation. On n'a pas su étudier comme il fallait." A l'inverse, à l'Athénée, les élèves sont plutôt soulagés de l'annulation. "On s'attendait un peu à ce que le CESS soit annulé", explique Hugo. "On est quand même soulagés. Passer le CESS dans ces conditions auraient été impossible pour nous."
Une fin d'année sous tension
Plus les jours passent, plus on se rapproche de la fin officielle de l'année scolaire. Mais les deux dernières semaines qui restent ne vont pas spécialement être synonymes d'apaisement. "On respectera évidemment les élèves et le fait qu'ils aient passé leurs examens", assure Jean-Paul Tronatore. "Mais des actions au moins de juillet et d'août ne sont pas à exclure."