Ce mercredi matin, les enseignants ont débuté un blocage de 48h des écoles où sont déposés les CESS et les CE1D. Les enseignants considèrent qu’il est inutile de faire passer ces épreuves aux élèves.
Une dizaine de dépôts de CESS et de CE1D ont été bloqués ce mercredi par les manifestants en province de Liège. Le but des manifestants ces mercredi et jeudi est de bloquer les directeurs d'écoles secondaires pour qu'ils ne puissent pas faire passer ces deux épreuves externes aux élèves.
"On a décidé de bloquer la distribution des épreuves pour aider nos élèves"
"Sur la zone de Liège, ça fait plus d'un mois qu'il n'y a plus cours dans les écoles secondaires et donc les élèves ne sont plus dans les conditions pour pouvoir passer des épreuves internes comme externes. On a demandé à la ministre de prendre ses responsabilités puisque c'est elle qui peut les annuler. Elle a décidé de ne pas le faire et donc nous, on a décidé de bloquer la distribution des épreuves pour aider nos élèves à ne pas être dans une situation de stress et pour aider nos directions", explique Jorre Dewitte, secrétaire régional de la province de Liège pour la CGSP Enseignement.
Quant aux directeurs venus chercher les CEB, l’épreuve externe de la 6e primaire, les manifestants ne les ont pas bloqués, car de nombreuses écoles primaires ont continué à fonctionner. Dans les rangs des professeurs, on se veut rassurant. Ils assurent que ce blocage n'aura pas d'impact sur la réussite des élèves.
"On n'a pas besoin des CE1D et des CESS"
"Même si une épreuve a été ratée, c'est quand même le conseil de classe qui décide si l'élève peut passer ou pas. Et clairement, oui, l'année est déjà faite dans la plupart des écoles en tout cas, parce qu'il y a déjà eu pas mal d'examens, pas mal d'évaluations sommatives. Donc on n'a pas besoin des CE1D et des CESS", affirme Virginie Conceição, une professeure du Collège Saint-Barthélemy.
Que ce soit à Bressoux, à Saint-Laurent ou à Maria Goretti, les manifestants réaffirment leur détermination à travers ce blocage, même si le décret-programme 2 de la Fédération Wallonie-Bruxelles a été voté. Les manifestations se poursuivront tant que la ministre de l'Éducation, Valérie Glatigny, n'accepte pas de revoir sa copie en consultant les professionnels du secteur.
"On n'est pas prêt de baisser les armes"
"Je pense que le gouvernement en place ne se rend pas compte de la détermination qui existe encore dans le monde de l'enseignement et que finalement, on n'est pas prêt de baisser les armes et qu'on veut vraiment revenir à des négociations. Nous voulons que l'avis des professionnels de terrain soit pris en compte. L'enseignement, ce n’est pas une variable budgétaire, l'enseignement est essentiel", conclut Raphaël Spronck, délégué syndical CSC à l'Institut Maria Goretti.
Les manifestants se relaieront devant ces dépôts durant 48 h pour que les directeurs d'écoles secondaires n'aient pas accès aux copies avant le début des épreuves qui aura lieu ce vendredi.