Une quarantaine de personnes ont entamé vendredi une grève de la faim symbolique de trois jours au Centre social autogéré (CSA) de Liège, en soutien à la Liégeoise Suzon Doppagne, elle-même en grève de la faim en Grèce.
Cette grève de la faim se déroule au CSA de Liège situé rue Xavier Neujean, une ancienne maison de repos squattée depuis peu. Elle s'accompagne du lancement d'ateliers d'écriture, de rencontres et d'actions de sensibilisation qui se déroulent tout ce week-end dans ce même centre social autogéré. Les participants à la grève de la faim souhaitent alerter les autorités belges et européennes sur la situation de Prosfygika, une communauté autogérée forte de 400 personnes qui squatte depuis 16 ans et qui est aujourd'hui menacée d'expulsion dans le cadre d'un projet de rénovation porté par les autorités.
Une Liégeoise parmi eux
Selon les organisateurs, la militante anticapitaliste âgée de 27 ans Suzon Doppagne observe une grève de la faim "jusqu'à la mort" depuis une quinzaine de jours, aux côtés d'un autre militant, Aristotelis Chantzis, engagé depuis une centaine de jours. Un rassemblement d'environ 150 personnes s'était déjà tenu le 7 mai devant l'ambassade grecque à Bruxelles pour dénoncer la situation.
Faire pression sur l'état grec
Prochainement, c'est un mémorandum qui doit être remis à l'ambassade grecque. Des courriers ont été également adressés à des députés européens ainsi qu'au ministère belge des Affaires étrangères. Par cette grève symbolique, à laquelle prennent part la famille de Suzon Doppagne, ainsi que certains de ses amis, les participants disent vouloir lancer un message aux autorités belges, aux institutions européennes et à l'ambassade grecque en Belgique pour qu'ils entament "une pression diplomatique envers l'État grec"