Bruno Frère, professeur de sociologie à ULIège, revient sur la manifestation de ce mardi à Bruxelles. "Faire grève entraîne des pertes de moyens financiers pour les manifestants, déjà fragilisés par les mesures d'austérité du gouvernement "
"Les gens se sont beaucoup mobilisés (...), se sont déplacés pour leur santé, pour leur retraite, pour la sécurité sociale, pour les chômeurs... Et puis tout le monde constate qu'en fait, le gouvernement passe en force. Le gouvernement esquive toute suggestion de concertation sociale. Et donc effectivement, je pense qu'une grande partie de nos concitoyens se disent “au fond, à quoi bon ?”. Ces lois seront de toute façon votées pendant l'été quand le pouvoir de contestation sociale est au plus bas et continuer sur la politique d'ultra-austérité qui est celle que le gouvernement mène depuis maintenant un an ou deux.