La faillite de la société spécialisée dans la relation client pour des tiers, iKanbi Belgium et la cession de ses activités à une autre structure du groupe ont été actées. Les syndicats parlent d'une "faillite silencieuse" avec 86 emplois à la clé
Les centres d'appels d'iKanbi, installés à Liège et à Saint-Trond (Limbourg), étaient sous pression, notamment après la décision, l'an dernier, du groupe énergétique français TotalEnergies de ne pas renouveler son contrat avec l'entreprise. La société évoque également "une pression croissante sur les prix" ou une concurrence de solutions délocalisées moins coûteuses".
Face à l'absence d'investisseurs, une faillite a été prononcée pour assurer une reprise des activités par iZuwi Europe. Un total de 391 emplois (contractuels ou intérimaires) sont maintenus, alors que 86 employés n'ont pas retrouvé de contrat. La direction, elle, restera la même.
Selon l'entreprise, la poursuite des activités permettra "d'ouvrir de nouvelles perspectives commerciales et technologiques", notamment autour de l'intelligence artificielle.
CNE et SETCa dénoncent quant à eux "l'absence totale de concertation" et le manque d'informations à destination des membres du personnel. "Cette procédure de faillite silencieuse écarte complètement le dialogue social", affirment-ils.
"Des délégués syndicaux expérimentés, mais aussi des travailleurs en incapacité de longue durée ou en mi-temps médical, ont été écartés. (...) Nous voulons savoir sur quels critères ce tri a été effectué", demandent-ils encore. Certains membres du personnel n'hésitent pas à nous dire qu'ont été écartés celles et ceux qui par leur remarques ou actions "embêtaient" le management.
"Nous regrettons profondément que cette réorganisation ait pour conséquence le départ de certains de nos collaborateurs et nos pensées vont aujourd'hui vers eux", a réagi le fondateur et président d'iKanbi Group, Daniel Coene. "Cette nouvelle structure doit nous permettre de préserver notre savoir-faire et notre ancrage régional", a-t-il encore justifié.