Trier ses déchets est devenu une habitude. Mais les intrus dans les poubelles vertes compliquent le traitement des déchets collectés. La biométhanisation permet de transformer les déchets organiques en énergie renouvelable et en compost.
La présence de déchets indésirables complique fortement le processus et engendre des coûts importants.
À travers sa nouvelle campagne « Non Monique, pas dans les organiques ! ». Copidec, la Fédération des intercommunales de gestion de déchets en Wallonie. rappelle l’importance d’un tri correct pour garantir une valorisation optimale des biodéchets.
Les déchets organiques représentent une véritable ressource lorsqu'ils sont correctement triés. Grâce au processus de biométhanisation, les épluchures, restes alimentaires et autres biodéchets peuvent être transformés en biogaz, en électricité, en chaleur ou encore en biométhane.
La matière restante permet quant à elle de produire du compost destiné à enrichir les sols. Mais pour que cette valorisation soit efficace, encore faut-il éviter les erreurs de tri. La présence de déchets indésirables peut en effet contaminer le compost, perturber le fonctionnement des installations et générer des coûts importants liés au traitement des refus. À Herstal, ce sont ainsi 7.500 tonnes de refus qui ont dû être envoyées à l'incinération, pour un coût de 675.000 euros, hors frais de manutention et de transport.
Face à ce constat, les intercommunales wallonnes, réunies au sein de Copidec, lancent la campagne « Non Monique, pas dans les organiques ! ». Une initiative qui mise sur l'humour pour sensibiliser les citoyens à l'importance d'un tri de qualité et rappeler que chaque geste compte pour préserver les ressources et favoriser la production d'une énergie renouvelable.