Un mois après les émeutes du 6 octobre, le centre-ville de Liège porte encore les traces des violences. Entre vitrines barricadées, commerces pillés et clientèle parfois plus hésitante, les commerçants tentent de reprendre le cours de leurs activités.
Entre la place Saint-Lambert et la place de la République Française, plusieurs commerces affichent encore des vitrines protégées par des panneaux. Pour maintenir leur activité et attirer les clients, certains commerçants ont même choisi d’habiller leurs devantures de messages humoristiques ou d’affiches colorées.
Mais les conséquences des émeutes ne se limitent pas aux dégâts matériels. La fréquentation de certains commerces a également été affectée. La peur et les appréhensions de la clientèle compliquent parfois le retour à une activité normale.
Des commerçants dans l’attente
Rue de la Régence, le magasin Smartoys a perdu l’intégralité de sa vitrine lors des émeutes. Après le pillage de son commerce, son gérant a dû installer en urgence des panneaux en MDF pour sécuriser les lieux. Une intervention qui représente environ 3 000 euros de frais. Aujourd’hui, les commerçants doivent encore composer avec de nombreuses incertitudes. Entre les démarches auprès des assurances, les indemnisations attendues et les éventuelles directives de la Ville, difficile de savoir quand la situation pourra réellement se stabiliser.
Un mois après les faits, les commerces tentent donc de tourner la page. Mais pour beaucoup, le retour à la normale est encore loin.