La reconversion de l'ancienne cokerie d'Ougrée, à Seraing, bénéficiera d'un soutien de 8,1 millions d'euros dans le cadre du programme européen FEDER, ont annoncé lundi les partenaires du projet.
La reconversion de l'ancienne cockerie d'Ougrée, à Seraing, va recevoir un boost du programme européen FEDER, pour la reconversion du site.
Une première phase vise à transformer 18,3 hectares de friche industrielle en parc d'activités économiques, avec l'objectif de proposer les premiers terrains équipés en 2029.
Le projet est porté par la Société de Reconversion de la Cokerie d'Ougrée (SORECO), créée en 2024 et détenue à 49 % par Wallonie Entreprendre (WE), via sa filiale Espace Financement, et à 51 % par DEME Environnement. Le programme d'investissement annoncé représente près de 20 millions d'euros.
Un premier permis unique a été obtenu début octobre pour la remise en état de la partie du site correspondant à l'ancien laminoir d'Ougrée. Il autorise notamment l'assainissement des sols, les démolitions résiduelles, la sécurisation géotechnique ainsi que le remblayage et le nivellement des terrains. Le gouvernement wallon a ensuite sélectionné le projet d'équipement du futur parc pour un soutien FEDER.
La promesse de 260 emplois
Ces fonds contribueront à financer les voiries, deux accès depuis la N90 et la rue de la Gare, les cheminements cyclables et piétons, les réseaux techniques et les équipements de gestion des eaux pluviales. Le permis relatif à ces infrastructures doit encore être obtenu.
À terme, cette première phase doit permettre de commercialiser 13,1 hectares de terrains équipés, principalement destinés aux activités industrielles, aux PME et aux services aux entreprises. Selon les porteurs du projet, une vingtaine d'entreprises pourraient s'y installer, avec un potentiel de 200 à 260 emplois, en fonction des activités accueillies.
Les premières opérations de remise en état pourraient débuter fin 2026 ou début 2027. Les travaux d'infrastructure sont envisagés entre 2028 et 2029. Une seconde phase concernerait ensuite 16 hectares de l'ancienne cokerie proprement dite, où l'accueil d'activités industrielles de plus grande dimension est envisagé.