Près de la moitié de l'offre de transport Letec, lignes classiques et transport scolaire, risque de ne pas être assurée lundi 9 novembre. Les chauffeurs privés travaillant pour l'opérateur seront en grève pour des questions de revalorisations salariales
Près de la moitié de l'offre de transport Letec risque de ne pas être assurée lundi en Wallonie en raison d'une grève des chauffeurs privés travaillant pour l'opérateur. Le mouvement, organisé à l'initiative de la CSC Services publics, pourrait également entraîner l'interruption de l'ensemble du ramassage scolaire entièrement assuré par ces conducteurs de bus
Environ 49% des chauffeurs Letec sont employés en sous-traitance. Ils assurent une partie des lignes classiques, ainsi que les services de transport scolaire. Plus de 57 dépôts privés risquent d'être concernés par la grève.
"Le mouvement prend bien. C'est le début d'un changement", a affirmé le secrétaire permanent de la CSC Services publics Transports, Karl Di Stefano.
Le syndicat réclame une revalorisation des conditions salariales dans le secteur. Il porte quatre revendications principales : l
la hausse de la valeur du chèque-repas à huit euros,
le remboursement des trajets domicile-travail tout en maintenant le libre parcours,
la rémunération du temps de stationnement à 100% du salaire horaire,
une prime pour les conducteurs de véhicules articulés.
La CSC demande également au ministre wallon de la Mobilité ainsi qu'à l'Opérateur de transport de Wallonie (OTW), d'ouvrir des négociations sur une clause sociale. Celle-ci viserait à empêcher les sociétés privées de proposer des coûts salariaux plus bas lors de leur mise en concurrence pour obtenir ou renouveler les contrats Letec.
Une seconde action est prévue le vendredi 4 décembre, avec une manifestation devant le Parlement wallon, à Namur.