Malgré la fin des aides de la Fédération Wallonie-Bruxelles pour les repas chauds destinés aux enfants les plus défavorisés, la Ville de Herstal a décidé de maintenir un repas chaud gratuit par semaine dans dix écoles de la commune.
Pour de nombreux enfants de maternelle et de primaire, le repas de midi reste le seul repas chaud et équilibré de la journée. C’est pourquoi, malgré l’arrêt du financement des cantines par le gouvernement, la Ville de Herstal a décidé, pour cette rentrée, de maintenir un repas chaud gratuit par semaine dans dix écoles de la commune. « C’est important qu’ils puissent avoir l’occasion, un jour par semaine, de bénéficier de ce repas complet et gratuit et, si les finances de la famille le permettent, de payer pour les autres jours. Espérons que le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles comprendra qu’il faut intégrer cela dans le financement global », explique Frédéric Daerden, le bourgmestre de Herstal.
Les repas sont préparés par TCO Service, à Bressoux, un prestataire certifié bio et ancré dans le circuit court. « Les légumes viennent juste à côté, de chez Terra Alter, une coopérative qui découpe des légumes de la région liégeoise. C’est valable pour un peu tout. On travaille aussi énormément sur l’aspect santé. On va, par exemple, mettre en avant les légumineuses pour que les enfants apprennent à en manger, parce que cela a été reconnu par la FAO, c’est très bon pour la santé. On va respecter les recommandations en matière de grammage de viande, travailler sur le gaspillage alimentaire et sur la formation du personnel de service. On travaille vraiment sur plein d’axes », explique Céline Ernst, la directrice commerciale de TCO Service.
Le financement de ces repas est en partie assuré par l’augmentation des subsides alloués à l’encadrement différencié.« Nous avons repris ce qui était prévu dans le financement antérieur, c’est-à-dire les écoles les moins favorisées, celles qui font partie de l’encadrement différencié. Nous sommes allés puiser dans l’enveloppe de l’encadrement différencié. Cela représente un peu moins de 100 000 €, mais c’est quand même un budget important consacré à ces repas chauds. J’espère que le projet va monter en puissance, avec un nombre croissant d’enfants et de familles qui y adhèrent », explique Frédéric Daerden, le bourgmestre de Herstal.
Plus de 1 000 élèves peuvent bénéficier de ces repas, qui visent à améliorer la santé des jeunes tout en préservant le pouvoir d’achat des familles.