C’est la fin d’une longue histoire musicale à Dalhem. Les organisateurs de Bandas en Délire annoncent sur leur page Facebook l’arrêt du festival, dont la dernière édition s’est déroulée au début du mois d’août.
Si Bandas en Délire existait sous cette appellation depuis neuf éditions, l’histoire des bandas à Dalhem remonte à 1987. Durant une vingtaine d’années, le village a accueilli un festival international qui a acquis une renommée dépassant largement la Basse-Meuse, s'étandant même au-delà des frontières belges.
Après la disparition de ce premier festival, la tradition a finalement été relancée en 2016. Cette année-là, le Delirium Tremens Band, groupe dalhemois créé en 1991, fêtait ses 25 ans. Il a organisé pour l’occasion une soirée avec notamment les Oies Sauvages, reformés pour l'événement, ainsi qu'une journée réunissant plusieurs bandas. Le succès a poussé les bénévoles à poursuivre l'aventure. Le rendez-vous évoluera ensuite sous le nom de Bandas en Délire.
Au fil des années, différentes formules sont testées sur deux, trois ou quatre jours. Corrida, bandas, concerts et DJ complètent progressivement l'affiche. La dernière édition accueillait encore une quinzaine de groupes dont une formation venue du Mexique.
Mais l'organisation est devenue trop lourde pour l'équipe bénévole. Le manque de bras et les difficultés financières sont les deux principales raisons avancées par les organisateurs pour expliquer l'arrêt. Ils soulignent notamment l'importance des coûts fixes et des contraintes liées au statut de festival, alors qu'ils ont voulu conserver des tarifs accessibles. Lors de la dernière édition, l'entrée était encore fixée à 10 euros et les boissons à 2,80 euros.
L'équipe explique également que réduire le nombre de jours ne résout pas le problème : une grande partie des frais et du travail de préparation reste identique.
Avec l'arrêt de Bandas en Délire, Dalhem voit donc se refermer un chapitre d'une tradition musicale entamée en 1987 et entretenue, sous différentes formes, pendant près de quatre décennies, avec pour principale interruption la période Covid.