Le MR a tenu son congrès du 1er mai sur le site de Blegny-Mine. Un choix symbolique, accompagné d’un important dispositif de sécurité. Devant 2000 militants, Georges-Louis Bouchez a défendu ses priorités.
Pour le 1er mai, fête du travail et des travailleurs, le Mouvement Réformateur a choisi le site historique de Blegny-Mine. Un choix qui a fait polémique pour deux raisons. Un important dispositif de police a été déployé, avec des laissez-passer, par crainte de débordements, comme cela a pu être le cas lors de précédents passages de Georges-Louis Bouchez à Liège.
Deuxième raison : le choix symbolique de réunir le MR sur ce lieu chargé d’histoire sociale et industrielle. Un choix assumé par Georges-Louis Bouchez, président du parti : « Tout simplement parce qu’à la fois pour le Mouvement Réformateur, cela illustre notre engagement de toujours pour le travail, mais aussi à titre personnel. Mon grand-père était mineur et donc, quand je suis venu sur ce site à l’été dernier, tout de suite j’ai dit “c’est ici qu’on doit faire le 1er mai”. C’est un site qui est extraordinaire, qui, je pense, n’est pas assez connu. »
« Moins d’État pour plus de pouvoir d’achat »
Sur le fond, son discours s’est concentré sur l’énergie, le pouvoir d’achat et les réformes socio-économiques, avec un slogan clair : moins d’État pour plus de pouvoir d’achat.
« Les salaires en Belgique sont confortables. Le problème, c’est que le net est trop faible parce que l’État prélève de trop. Et donc à travers ce slogan “Moins d’État pour plus de pouvoir d’achat”, j’ai voulu illustrer la réduction des dépenses publiques, mais aussi le fait que les fameux 500 € promis arrivent. Ces 500 € de différentiel entre celui qui travaille et celui qui ne travaille pas. Mais il est évident que la situation budgétaire du pays, mais aussi les lourdeurs politiques, c’est aussi quelque chose qu’on doit réduire. Et je comprends l’impatience, mais ça arrive, ça, je peux le garantir. »
Au passage, il n’a pas épargné ses adversaires politiques, visant directement la gauche et le président du PS, Paul Magnette.
« J’entends aujourd’hui Pablo de Charleroi - parce qu’il est très fan de l’Espagne, vous avez remarqué ? Pablo, c’est Paul. En fait, je vais l’appeler Pablo. Il parle tout le temps de l’Espagne. »
Ce congrès se tient au lendemain de l’annonce que l’État débute des négociations pour l’acquisition des activités nucléaires d’Engie en Belgique. Une décision saluée par le ministre de l’Énergie.
« On va examiner dans le détail aujourd’hui l’état des réacteurs, les possibilités de nouvelle prolongation. C’est évidemment le premier point majeur : une nouvelle prolongation des capacités. Et puis, dans le champ des discussions, il y a aussi la question des terrains, la propriété des terrains. Et ça, c’est pour envisager de nouvelles constructions. Et c’est ce que je disais tout à l’heure dans le panel. Aujourd’hui, le nucléaire n’est plus une énergie de transition, c’est une énergie durable qu’on doit installer durablement dans notre mix énergétique. Et donc l’accord d’hier nous le permet. »
Finalement, aucun manifestant n’était présent. Un 1er mai calme devant quelque 2 000 militants, où le MR a pu se faire entendre.