À la veille de la rentrée, la colère des enseignants ne faiblit pas. À Liège et Verviers, des banderoles ont été déployées pour dénoncer les mesures du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles et rappeler que la mobilisation se poursuit.
Les enseignants sont sur le pont et ont déployé des banderoles aux entrées de Liège et de Verviers pour rappeler que leur colère n'est pas retombée. Ils dénoncent des mesures gouvernementales qu'ils jugent inacceptables, alors même qu'elles leur ont été imposées et qu'elles s'appliquent dès cette rentrée, avec de lourdes conséquences.
« Les enseignants du degré supérieur vont devoir prester deux heures supplémentaires, ce qui va occasionner des pertes d'emplois partout. Et puis, au niveau des enseignants, toujours, les fins de carrière sont limitées. Maintenant, les aménagements de fin de carrière sont limités à 24 mois. Donc, les emplois qui auraient pu s'ouvrir ne s'ouvriront pas. Donc, au niveau des emplois, ce sont des pertes sèches pour les enseignants », explique Isabelle Buchelot, permanente CSC Enseignement.
Des conditions de travail et des réductions de budgets qui, selon eux, auront également un impact direct sur les élèves.
« On parle souvent des deux heures en plus dans le secondaire, soit 10 % en plus de charge de travail. Mais moi, je voudrais insister sur d'autres mesures. Par exemple, pensons à la gratuité dans le primaire. Les enfants avaient un budget de gratuité qui leur permettait d'avoir leurs fournitures classiques, etc. Maintenant, ce budget va être divisé par trois et les enseignants vont devoir continuer à appliquer la gratuité avec un budget divisé par trois.Je pense aussi, par exemple, aux repas chauds qui étaient servis dans les écoles, et ce sera très difficile pour les écoles, dorénavant, d'organiser ces repas chauds. Et donc, cela va directement impacter la qualité de travail et la qualité d'apprentissage des enfants », explique Nicolas Baugniet, secrétaire régional CGSP Enseignement.
Une colère qui, d'après les syndicats, dépasse largement le seul monde de l'enseignement. Ils souhaitent donc lancer de nouveaux mouvements sociaux qui pourraient impliquer l'ensemble des secteurs. Pour la rentrée, en revanche, aucune grève n'est prévue. Les enseignants organiseront plutôt des actions de sensibilisation dans les écoles.