Quelques jours à peine après la rentrée, les mouvements de grève ont repris dans les écoles et pourrait s’étendre très vite. Ainsi, à l’Athénée Royal d’Ans, les élèves ont été pris en charge mais aucun cours n’a encore pu être donné.
Quelques jours après la rentrée scolaire, le mouvement de grève reprend vigueur dans les écoles. A l’Athénée Royal d’Ans, les piquets ont repris leur place. Les cours sont suspendus depuis hier.
"Ici, on reprend en force avec plus ou moins une dizaine d'écoles pour différentes raisons. Les pertes d'emploi chez les enseignants, l'encadrement complètement différent pour des élèves en difficulté, la fin de la gratuité des repas scolaires qui va toucher au minimum un enfant sur cinq et l'augmentation du minerval qui va empêcher à certains étudiants de continuer leurs études", explique Siham Cheurfi, déléguée CGSP.
Si les professeurs restent aux grilles, les élèves ont pu intégrer l’école. Ils sont encadrés mais aucun cours n’a encore pu être donné.
"C'est un peu flou. On ne sait pas trop ce qu'on doit faire. On est a l'école mais on travaille pas. On reste dehors ou dans la cour", commente Mehdi, 16 ans, élève.
Au sein de l’établissement, les élèves ne sont toutefois pas livrés à eux-mêmes. Des activités sont organisées.
"Nous comptabilisons les élèves qui rentrent dans l'établissement et le personnel encadrant est là pour sécuriser les élèves et les encadrer du mieux que nous pouvons avec des activités sportives et pédagogiques", explique Céline Burtin, directrice de l’Athénée Royal d’Ans.
La grève est menée en front commun CGSP-CSC, sans le syndicat libéral.
"Nous souhaitons plutôt remettre l'élève au centre de notre préoccupation. Entrer, donner cours, redonner une dynamique à cette rentrée", explique Eva Themelis, déléguée SLFP.
Quoi qu’il en soit plusieurs écoles sont touchées par la grève en région liégeoise. Le mouvement pourrait s’étendre avant la manifestation prévue le 10 septembre prochain.
"On tient parce qu'on voit que ça peut porter ses fruits. On revient sur certaines décisions au niveau du gouvernement parce que ces mesures dites d'économie n'ont aucun sens. Elles génèrent beaucoup plus de dépenses et donc c'est idéologique et ça vise à sanctionner une fraction de la population qui est déjà en difficulté", commente Catherine Duvivier, déléguée CSC.
La situation pourrait peut-être s’éclaircir mardi prochain. Une rencontre entre les organisations syndicales et le cabinet Glatigny est en effet programmée à Bruxelles.