Ce jeudi matin, des blocages d'écoles ont eu lieu en différents endroits, blocages orchestrés par les élèves sur base d'appel sur les réseaux sociaux. À Liège, dans le quartier Hors-Château la situation a dégénéré.
La situation était particulièrement explosive devant l’Institut Marie-Thérèse, dans le quartier Hors-Château. Après avoir allumé des fumigènes, les étudiants ont bouté le feu à du mobilier urbain, à des panneaux de signalisation et à des trottinettes. Un mouvement étudiant qui s’inscrit dans le cadre de l’opposition à la réforme Glatigny.
« On a voulu faire ça entre élèves parce que, d’habitude, ce sont les profs qui sont tous là. Et du coup, là, c’est vraiment un truc pour nous, personnellement, ça nous touche. Du coup, voilà, c’est pour ça qu’on manifeste tous », explique une étudiante.
« On est tous en colère parce que, depuis juin, la situation n’a pas changé. On a fait beaucoup de manifs pacifiques. Et Glatigny, elle s’en fout de ce qu’on fait, clairement. Donc, on a voulu montrer notre colère en faisant ça, exactement », explique un autre étudiant.
« Ces réformes, elles empêchent beaucoup de trucs dans la scolarité des élèves. Déjà, il y a beaucoup d’élèves qui ont doublé à cause d’elles. Il y a encore beaucoup d’élèves qui vont doubler à cause d’elles. Donc, Glatigny, arrête tes réformes, s’il vous plaît », explique un étudiant.
Une action spontanée qui a touché plusieurs établissements. Mais ici, certains élèves déplorent la tournure prise par le mouvement.
« En fait, de base, on voulait juste soutenir les profs et on a commencé à bloquer les portes de l’école. Donc, personne ne devait rentrer, mais on ne savait pas que ça allait aller aussi loin. D’autres écoles nous ont rejoints et ont commencé à faire de la merde et tout ça. Ils ont même cassé des voitures », explique une étudiante.
« Vraiment, là, c’est de l’abus. Les gens ont commencé à ramener des pétards. Au début, c’était un peu drôle, oui, mais après, il y a des gens qui ont abusé. Ils ont commencé à ramener des trottinettes électriques, tout ça, ça a débordé », explique un étudiant cagoulé.
Si, au départ, la police était présente, elle a ensuite quitté les lieux pour assurer une surveillance à distance. Finalement, les étudiants se sont dispersés. Un nouveau rassemblement était prévu ce jeudi à 12 heures, place Saint-Lambert.