La commune de Chaudfontaine compte déjà 88 caméras de surveillance sur son territoire, mais un achat supplémentaire pour 11 sites a été validé en conseil communal.
Le réseau de caméras de surveillance ne cesse de s'étendre sur la commune de Chaudfontaine. Un plan est mis en place par la commune pour augmenter progressivement la couverture, en différentes phases. Ainsi, au conseil communal du 28 octobre, l'achat de nouvelles caméras pour une valeur de 50 000 euros a été validé, c'est la phase 4 sur 5. Onze sites sont concernés. De quoi faire passer le nombre de caméras de 88 actuellement (84 fixes, 1 ANPR (pour la lecture des plaques d'immatriculation) et 3 fixes temporaires) à une centaine.
Trois types d'infractions principalement visés
Ces caméras de surveillance sont disposés à des endroits particuliers de la commune, comme l'explique Vincent Braye, chef de corps de la zone de police Secova. "On vise les endroits à proximité des grands axes routiers, les différentes entrées de la commune. On est surtout confronté à des accidents de roulage, avec ou sans délit de fuite, à des problèmes liés aux stupéfiants ainsi qu'à des cambriolages. Ces derniers se font par vague et on sait par exemple que les périodes hivernales sont particulièrement sensibles."
Ainsi, la place la Bouxhe à Beaufays, par exemple, compte déjà deux caméras de surveillance, qui filment le rond-point vers les rues qui mènent aux axes autoroutiers. Mais deux caméras, c'est considéré comme trop peu. "Elles prennent bien en image le rond-point, mais on sait que les auteurs d'infraction type vol d'habitation partent assez souvent par les autoroutes."
Pas de surveillance en direct
Une centaine de caméras de surveillance, pour une commune comme Chaudfontaine, cela pourrait donner l'impression d'être surveillé en permanence, mais Vincent Baye s'en défend. "On ne consulte par les images en permanence, on n'en a pas les moyens, car cela nécessiterait une équipe de 6 à 8 personnes, pour surveiller les caméras de toute la zone de police. Et puis le but n'est pas de surveiller. On devrait appeler les caméras "caméras de sécurisation", car on ne consulte les images que si des infractions ont été signalées, et a posteriori, si on considère qu'elles peuvent apporter une réponse dans un dossier. Les images sont conservées pendant un mois."
Encore faut-il que les images soient utilisables, ce qui n'est pas toujours le cas, concède Vincent Braye. "Il arrive que l'angle des caméras soient modifié, ou que les images soient difficilement exploitables en raison de défaut technique, d'intempéries ou de la vieillesse de certaines caméras. La technologie évolue très vite, ce qui implique qu'on doive les moderniser régulièrement."