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Huy-Waremme : un projet de relais social difficile à mettre en place

Arrondissement de Huy

En fin d’année, le projet Territoire zéro sans-abrisme arrivera à son terme, la Région wallonne ayant décidé de ne plus le subsidier. Que se passera-t-il ensuite ? C’est la question que se sont posé des politiciens de l’arrondissement de Huy-Waremme.

Il faut dire aussi que l'arrondissement de Huy-Waremme est l'un des seuls en Wallonie où il n’existe pas de relais social. Ou du moins pas encore, car certaines communes seraient prêtes à financer un tel projet pour pallier à la fin du financement par la Région Wallonne du Solimob en fin d’année, un véhicule qui allait à la rencontre des sans-abris et des personnes les plus précarisées. "Il est important de pouvoir aider ces gens qui se retrouvent sans-abri. Les CPAS font déjà un job admirable et travaillent déjà énormément, mais on remarque, après une étude, qu'il y a encore plus de 450 ménages qui sont vraiment en précarité au niveau du logement", détaille Manu Douette, bourgmestre de Hannut et président de Maillages, structure réunissant des élus de l'ensemble des 31 communes de l'arrondissement. "L'idée au travers du relais social est de mieux coordonner l'ensemble des CPAS pour mieux coordonner notre action".

Pas d'aide de la Région Wallonne

Maillages avait fait une demande à la Région wallonne pour pouvoir être subsidié pour ce projet, mais cette demande avait été refusée. Dès lors, le financement d’un tel projet retombe sur les 31 communes de l’arrondissement de Huy-Waremme, ce qui freine la majorité d’entre elles, puisque 19 communes ne souhaitent pas y prendre part. 

C’est notamment le cas de Waremme, qui estime que cela ne répond pas à un besoin sur son territoire. "Le constat est là : aujourd'hui, on doit assumer de plus en plus de missions parce qu'un niveau de pouvoir, ici le régional, mais pour les exclus du chômage, c'était le fédéral, a décidé de ne plus le faire. Malheureusement, en tant que commune, on doit prendre des décisions pour gérer au mieux les finances des citoyens, pour offrir les meilleurs services pour eux", expose Hervé Rigot, président du CPAS de Waremme. "Je suis convaincu que le service Solimob est nécessaire et doit être maintenu, mais il ne répond pas aux besoins des Waremmiens. Donc en tant que gestionnaire, nous devons dire non".

Convaincre les CPAS et la Région Wallonne

Ces refus ne font pas pour autant perdre espoir aux 12 communes favorables à ce projet. L’idée est de commencer par le maintien du Solimob et de son agent, qui représente un coût de 70.000€ par an mais qui est vu comme essentiel, avant de transformer le projet en relais social. "450 ménages sont en situation de précarité forte, c'est-à-dire des logements qui sont à la limite de l'insalubrité, et plus de 200 mineurs qui se trouvent dans ces logements. Donc c'est une nouvelle génération qui est déjà en difficulté dès le début de sa vie. Parce que dans la vie, quand vous n'avez pas un toit sur votre tête, c'est compliqué de voir des perspectives et de se projeter dans sa vie", relate Manu Douette, qui espère toujours convaincre les 19 communes et CPAS ayant refusé jusqu’à présent et qui souhaite aussi prouver à la Région Wallonne que ce projet est nécessaire.

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