Une nouvelle unité de production démarre au LégiaPark, juste à côté du CHC MontLégia. La biotech flamande Allegro compte y produire sa solution de pointe pour traiter l’arthrose chez les chevaux et à terme, chez les humains.
Pierre-Yves Jeholet a l’habitude des inaugurations, mais celle-ci sort de l’ordinaire. Ce vendredi, le ministre wallon de l’Économie a officialisé le lancement de l’unité de production d’Allegro, une biotech flamande qui a choisi Liège, et plus précisément le LégiaPark (le centre d’activités économiques dédié aux entreprises biotechnologiques), pour développer ses activités. " Cette start-ups travaille sur le traitement de l'arthrose qui concerne 650 millions de personnes dans le monde ", explique Pierre-Yves Jeholet. " C'est la preuve aussi que Liège et la Wallonie peuvent attirer des entreprises, des start-ups. C'est très important parce que pour investir, il faut aussi qu'on soit attractif et on démontre aujourd'hui que Liège et la Wallonie sont attractives pour ce type de start-ups et de projets innovants en matière d'innovation médicale. "
© Allegro
Après plusieurs années de recherche et d’essais cliniques, Allegro, fondée en 2021 et installée au LégiaPark depuis 2023, s’apprête à franchir une étape décisive : commercialiser Synoglide, un produit injectable destiné au traitement de l’arthrose chez les chevaux. " On va produire des seringues avec à l'intérieur une nouvelle technologie contre l'arthrose ", assure Lucas Decuypere, le CEO d'Allegro. " C'est une innovation énorme dans le monde. Ce sont des particules de gel qui sont en suspension dans un liquide. C'est une grande différence avec des autres produits. "
Grâce à un accord de plusieurs millions de dollars avec un groupe pharmaceutique américain (American Regent), le produit sera distribué sur le marché vétérinaire aux États-Unis. Mais l’ambition va plus loin : utiliser cette même technologie pour traiter, à terme, l’arthrose chez l’humain. Dans le cas du genou, l’hydrogel injecté se mêle aux fluides de l’articulation pour lui rendre son élasticité.
Soutenue par le fonds d’investissement liégeois Noshaq, Allegro vise désormais la commercialisation de son traitement pour les patients humains d’ici trois ans.