Cette année 2025 a été marquée par de nombreuses tensions géopolitiques. Dans ce cadre, John Cockerill a réussi à poursuivre son développement grâce à des choix stratégiques en matière de défense, d’industrie et d’énergie.
Avec un chiffre d’affaires de 1,6 milliard d’euros, le groupe John Cockerill poursuit sa croissance continue amorcée depuis 2021, malgré un contexte géopolitique mondial tourmenté.
"Nous avons passé le cap des 2 milliards d'euros en commandes lors de cette année écoulée et nous allons continuer sur cette lancée en 2026, car nous avons un contrat de 2 milliards qui est signé pour 7.000 camions militaires que nous allons livrer à l'armée française", souligne Frédéric Lemaître, le directeur financier de John Cockerill.
50% du chiffre issu du secteur de la défense
C’est le secteur de la défense qui a le plus contribué à ce chiffre d’affaires record, car il représente la moitié de ce chiffre d'affaires. Outre ces 7.000 camions militaires, la vente et la revalorisation de véhicule et de tourelles à l’Ukraine et à l’Inde ont par exemple permis au groupe de se placer comme acteur incontournable de ce secteur.
Le groupe confie même tabler sur la production de drones terrestre et d’engins antidrone en 2026 avec un partenaire encore inconnu.
"C'est sûr que le secteur de la défense nous est très profitable au vu du contexte géopolitique. L'Europe se rend compte qu'il faut garantir la sécurité de la population avec des productions issues de son territoire. Le rachat du groupe Aquus en juillet 2024 a été une bonne opération. Nous n'aurions pas pu prévoir que ce secteur se porterait si bien lors du rachat. C'est pour cette raison que nous poursuivons sur cette lancée en recherche et développement afin de proposer toujours plus de solutions de défense", explique Jean-Luc Maurange, le CEO du groupe.
"Il ne faut pas oublier les autres secteurs"
"Cependant, il ne faut pas oublier les autres secteurs", rappelle-t-il. En effet, sur le sol belge, on citera par exemple la construction de la plus grande chaudière à récupération de chaleur au monde à la centrale Engie de Flémalle et le développement de la vallée de l’hydrogène à Liège. Même si le boom de cette énergie se fait attendre en Europe alors qu’elle prend de l’ampleur en Asie et en Inde, John Cockerill a de bonnes raisons de continuer à développer ce secteur d'activité.
"Nous pensons que la production de masse se fera ailleurs, car il faut beaucoup d'énergie renouvelable pour produire de l'hydrogène vert. Dès lors, nous sommes présents au niveau international. Cependant, il faut continuer à être présent au niveau européen avec cette vallée de l'hydrogène, car le nombre de contrats en la matière est toujours en augmentation", analyse le CEO du groupe.
Outre cela, John Cockerill a décroché des contrats de maintenance avec la centrale de Tihange, mais aussi en France, au Brésil ou à Dubai par exemple. De nombreux projets ont également été menés à bien sur les autres continents dans les secteurs de la sidérurgie et de l’énergie.
Résultat: le groupe emploie aujourd’hui 8.600 personnes dans 28 pays et compte bien poursuivre cette croissance en 2026.