La 112e édition de Liège-Bastogne-Liège était la première pour un régional de l'étape, Cian Uijtdebroeks. À 23 ans, le coureur d'Abolens, près de Hannut, a terminé dans un groupe de poursuivants...à la 23e place!
Il en rêvait depuis ses premiers coups de pédale. À 23 ans, Cian Uijtdebroeks découvre pour la première fois la Doyenne des classiques, Liège-Bastogne-Liège… presque à domicile. "C'est un monument et près de chez moi. C'est aussi un monument qui doit me convenir. C'est un sentiment très particulier, surtout près de chez moi", confie-t-il. Le grimpeur d’Abolens continue son apprentissage des classiques ardennaises. Une découverte entamée mercredi sur la Flèche Wallonne… avec quelques regrets. Ce dimanche, Uijtdebroeks est prêt à repartir au combat sur un terrain de jeu plus adapté mais aussi plus exigeant. "C'est une course plus usante, plus longue, avec des côtes plus longues, je suis curieux de voir ce que ça va donner", répond-il.
Devenir un coureur complet...dans l'optique du Tour !
Arrivé cet hiver chez Movistar, où il est sous contrat jusqu’en 2029, Uijtdebroeks bénéficie de la confiance de ses dirigeants qui voient en lui un coureur complet, capable de briller sur les Grands Tours comme sur les classiques d’un jour. "A l'heure actuelle, c'est un coureur de Tour. Mais les meilleurs coureurs de Tour doivent être polyvalents. Mais notre plan avec Cian est de lui permettre de se développer car il est encore jeune. Sur le Tour de France, tu dois être un coureur complet. Et pour devenir complet, il faut notamment avoir les attitudes d'un coureur de classique d'un jour", explique Matthew White, directeur sportif chez Movistar.
"Battre Pogi, Remco et Seixas ? Ca, c'est autre chose!"
Dans la peau d’outsider face aux trois extraterrestres du peloton - Pogacar, Evenepoel et la jeune pépite française Seixas - Cian Uijtdebroeks joue d’abord la carte de l’apprentissage… sans pour autant renoncer à viser un résultat. "J'ai l'habitude de courir des courses par étapes. Ce sont des courses complètement différentes des courses d'un jour. Mais qu'importe, on va viser un résultat. Un top 10 serait bien. Battre les 3 fantastiques ? Ca, c'est autre chose (rire)!"
23e pour sa première sur la Doyenne !
Scénario inattendu dès le départ de la course : le peloton se scinde rapidement, et un groupe de plus de 50 coureurs, avec Evenepoel, prend le large. Pris dans le deuxième groupe, Uijtdebroeks doit rester vigilant dans un peloton sous pression. Tout rentre finalement dans l'ordre à moins de 100 kilomètres de l’arrivée. Dans la Redoute, Pogacar fait la différence… Seul Seixas s’accroche un temps tandis qu’Uijtdebroeks, comme Evenepoel, doit laisser filer. Le Slovène s’envole ensuite vers la victoire et un quatrième succès sur la Doyenne. Derrière, Uijtdebroeks termine dans un groupe de poursuite à la 23e place pour sa première participation. "Aujourd'hui, je me suis amusé. Plus que mercredi. Je progresse", a-t-il confié à chaud après l'arrivée.
Entre découverte, apprentissage et ambition, Cian Uijtdebroeks a franchi une étape importante cette semaine sur les routes ardennaises. Avant, peut-être, un nouveau cap en juillet sur les routes du Tour de France… Une chose est sûre : l'histoire d'amour entre Uijtdebroeks et Liège-Bastogne-Liège ne fait que commencer. "Je reviendrai", conclut-il, le sourire aux lèvres.