Pendant les vacances scolaires, les stages occupent les enfants. À Remicourt, Cindy accueille des adolescentes dans son atelier de couture. Et depuis quelques années, elles sont de plus en plus jeunes à se passionner pour la machine à coudre.
« Ici, tu peux coudre sur le côté, comme ça… » Cindy montre les bons gestes à Elea, 11 ans. Concentrée derrière sa machine à coudre, la jeune fille n’en est pas à sa première expérience. Cette fois, elle confectionne une pochette pour son téléphone. « Après, j’aimerais faire un sac et un plumier », énumère-t-elle en retournant soigneusement son tissu noir à fleurs.
Elea est venue avec sa sœur, du même âge. Une passion qu’Anaé a découverte très jeune, à l’âge de 7 ans, grâce à sa grand-mère. « J’ai commencé la couture à 7 ans, quand ma grand-mère m’a offert sa machine à coudre. Depuis, je n’ai pas arrêté. J’adore créer des choses et avoir nos propres affaires », raconte-t-elle.
« De plus en plus jeunes »
Contrairement aux idées reçues, la couture n’attire pas uniquement les générations plus âgées. Anaé le constate depuis plusieurs années. « On dit que c’est pour les personnes âgées parce qu’elles sont généralement pensionnées, mais ce n’est pas vrai. J’ai plein de copines qui font aussi de la couture. Et justement, on est fières de faire des choses nous-mêmes », explique Anaé.
Depuis six ans, Cindy organise ces stages dans son atelier. Et les demandes ne cessent d’augmenter. « Je remarque que j’ai de plus en plus de jeunes filles qui me le demandent. Je pense que ça leur apprend à se canaliser, à être patientes, parce que ça prend du temps. Et puis, à cet âge-là, je suis toujours surprise de voir à quel point la créativité déborde », sourit-elle.
Pendant les stages, les adolescentes apprennent les bases de la couture tout en réalisant leurs propres créations. Une manière de développer leur patience, leur concentration et leur créativité, mais aussi de repartir avec un objet qu’elles ont confectionné elles-mêmes.
Cindy organise ses stages pour les jeunes de 10 à 16 ans durant les mois de juillet et août. Pour 120 euros, les participants repartent notamment avec une trousse, un sac ou encore un accessoire réalisé pendant le stage.