L’architecte Philippe Villeneuve a visité le chantier de restauration de la collégiale Sainte-Croix. Un chantier dans lequel il retrouve plusieurs des enjeux qui ont accompagné la renaissance de la cathédrale parisienne.
De passage à Liège pour une conférence à l’ULiège, Philippe Villeneuve, architecte en chef de la restauration de Notre-Dame de Paris, en a profité pour visiter le chantier de la collégiale Sainte-Croix.
« C’est vraiment une belle occasion parce que c’est un édifice que je trouve remarquable, que je ne connaissais pas du tout », confie-t-il. L’architecte salue également le travail réalisé par ses confrères : « C’est remarquablement bien mené par l’équipe des architectes. Et je découvre là quelque chose de beau. »
Pour Philippe Villeneuve, peu importe finalement la taille du chantier. À Notre-Dame, rappelle-t-il, « ce n’était pas un chantier, c’était une trentaine de chantiers ». Et derrière ces restaurations, ce sont surtout des métiers et des savoir-faire qu’il faut préserver et transmettre.
« Ce sont des métiers qu’on utilise, qu’on revivifie et qu’on transmet sur des chantiers. Donc c’est très important, qu’ils soient petits ou qu’ils soient grands. »
Le chantier de Sainte-Croix peut aussi, selon lui, contribuer à susciter des vocations et à assurer cette transmission. « Un monument, c’est transmis, il n’y a pas d’autre mot. »
Au terme de sa visite, Philippe Villeneuve résume son impression avec une formule plutôt flatteuse pour la collégiale liégeoise : « C’est une petite Notre-Dame ici. »
Avant d’ajouter, avec une pointe d’humour : « J’espère qu’il y aura des moyens suffisants pour que les jeunes architectes qui sont à son chevet en voient la fin avant la retraite. »