Le 18 mai, la ministre du Patrimoine avait été interpellée au Parlement concernant l'état du Fort de Huy. Aujourd'hui, la ville réagit et apporte des précisions.
"Les récentes chutes de pierres évoquées dans certains commentaires ne concernent pas le bâtiment historique du Fort lui-même", explique le collège. "Il s’agit en réalité d’éléments provenant des murs bordant le chemin du Comte Bazin, le sentier piéton d’accès au site, construit dans les années 1960 sans fondations véritables", fragilisées ces derniers mois. A cela se sont ajoutés des actes de vandalisme, qui vont nécessiter le remplacement des murs.
Sur le fort lui-même
Le Fort en lui-même est lui dégragé par des infiltrations d'eau, explique la Ville, qui peuvent provoquer le déchaussement de certaines pierres. Ces problèmes, sont visiblement connus et ne datent pas d'aujourd'hui mais sont le résultat de la période hollandaise au début du 19è siècle.
Concernant les coûts de rénovation potentielle, la Ville explique que les 10 millions d'euros évoqués ne correspondent qu'à la "mise hors eau", pour reconstruire des systèmes d'évacuation des eaux et intervenir de manière "conservatoire" dans les zones prioritaires.
Réévaluer les priorités d'intervention
Consciente de l'état dans lequelle se trouve le Fort, la Ville dit travailler à une "réévaluation des priorités d’intervention, une actualisation des métrés, un nouveau relevé technique des façades, ainsi qu’une proposition de phasage des futurs travaux", en collaboration avec lAgence Wallonne pour le Patrimoine et les autorités régionales, pour conserver "le patrimoine exceptionnel."