Réparer un robinet qui fuit, un mur abimé ou un carrelage fêlé, des petits gestes techniques qui peuvent faire peur... Or, avec quelques conseils, on en est tous et toutes capables.
Tout le monde peut se débrouiller : menuiserie, carrelage, plomberie… Depuis une dizaine d’années, de nombreux ateliers pratiques sont organisés partout en Belgique par Les Débrouillardes. L’objectif : transmettre les bons gestes aux personnes qui souhaitent apprendre, peu importe leur genre, leur âge ou leur métier. Une dizaine de bricoleurs et bricoleuses en herbe étaient ainsi réunis pour apprendre à plafonner.
« L’autonomie des gens, c’est vraiment ça. Les temps sont durs, ils sont durs pour tout le monde et il y a de plus en plus de personnes qui désirent faire les choses elles-mêmes », explique Jean-Marie Winandy, formateur. Une démarche motivée notamment par les contraintes budgétaires, mais aussi par la fierté de réaliser soi-même un travail.
Après une heure de théorie, place à la pratique. En groupe de deux, les participants mettent les mains dans le plâtre, certains pour la première fois.
Pour l’une des participantes, l’intérêt de la formation réside notamment dans l’accompagnement proposé. « J’adore bricoler parce que les tutos c’est bien beau, mais j’aime bien avoir les gens en face de moi. Parce que quand on a besoin de poser une question, c’est plus facile. Et puis ici, on peut tester en direct et si on se trompe, ce n’est pas grave, on teste », raconte-t-elle.
Une autre participante, architecte, souhaite apprendre à plafonner dans le cadre de la rénovation de sa maison. « J’ai l’habitude plutôt du dessin théorique et apprendre vraiment la mise en œuvre des choses, je me rends compte que c’est quand même assez différent », témoigne-t-elle.
Pour une autre encore, l’objectif est de mettre la main à la pâte dans la rénovation de sa ferme. « J’essaye un maximum de ne pas faire appel aux corps de métier pour ce qui ne doit pas l’être. Alors voilà, on verra si je maîtrise et si pas, j’appellerai ceux qui savent le faire. »
Pas question toutefois de former de futurs professionnels. « On n’apprend pas spécialement à faire des choses comme des professionnels parce que ça ne s’adresse pas aux professionnels, mais justement pour que les particuliers puissent faire un travail avec un résultat correct », précise Jean-Marie Winandy.
Les formations des Débrouillardes se donnent à Jacadi jusqu’au mois de novembre, avant que leur atelier ne déménage dans les locaux de Don Bosco, dans le quartier du Laveu. Après une journée de formation, les participants repartent donc avec quelques gestes techniques, mais surtout avec la certitude qu’ils peuvent, eux aussi, se débrouiller.