Action syndicale ce matin à la Maison Blanche d’Esneux. Les travailleurs dénoncent un climat social qui se dégrade. Une situation qui touche l’ensemble des 17 Maisons Heureuses qui accueillent et accompagnent des enfants placés par l’Aide à la Jeunesse.
Action symbolique de la CNE ce matin à la Maison Blanche d’Esneux. Les travailleurs ont formé une chaîne de solidarité et de protection autour de l’institution. Ils ont enlevé le masque pour dénoncer un malaise social persistant.
"Au niveau du management de la maison heureuse. Il y a de nombreux dysfonctionnements : des cris sur les travailleurs, de la manipulation, du harcèlement, de la diffamation. Les travailleurs sont déplacés comme des pions, avec pour seul objectif d'asseoir le pouvoir centralisé de la direction générale, sans prendre en compte le bien être à la fois des travailleurs et des enfants, qui est évidemment intimement lié", explique Aurélie Ciuti, secrétaire permanente de la CNE.
Le malaise social touche l’ensemble des 17 maisons d’accueil de la Maison Heureuse qui comme la Maison Blanche d’Esneux hébergent et accompagnent des enfants placés par l’Aide à la jeunesse. C’est eux qui risquent aujourd’hui d’être pénalisés par ce climat qui se dégrade.
"Les enfants réagissent par de l'agressivité quand ils sont déstabilisés et donc on risque d'avoir des problèmes dans notre travail, à devoir gérer des choses qui n'étaient pas là avant. Et ça va apporter plein de tristesse à tout le monde", constate Anne-Laurence Legros, éducatrice à la Maison Blanche.
Pour soutenir cette action, d’anciens résidents de la Maison Blanche ont apporté leur soutien.
"J'ai grandi ici, j'ai évolué ici et dans un cadre qui était sain. Je n'ai que des bons souvenirs et si je suis la personne à l'heure actuelle, c'est grâce à eux en grosse partie. Ils m'ont toujours bien accueillie, toujours accompagnée, toujours soutenue", souligne Morgan Stasse, ancienne résidente de la Maison Blanche.
Face à une direction générale qui ne laisse aucune place à la concertation, la CNE a également saisi les autorités compétentes comme la Médecine du Travail, l’Auditorat du Travail ou encore l’Inspection de la Fédération Wallonie Bruxelles. Il est urgent aujourd’hui de rétablir une certaine sérénité.