Le Trinkhall MAD Café est une société coopérative à finalité sociale. La majorité de son personnel est porteuse de handicap. Un public-cible pour lequel des aides sont octroyées via le dispositif SINE. Un système aujourd’hui menacé.
Depuis 1999, le Trinkhall by MAD café fonctionne comme restaurant inclusif. Cette société coopérative à finalité sociale emploie essentiellement des personnes porteuses de handicap ou fragilisées.
"Des gens qui émanent du CPAS, des gens qui émanent de l’ AVIQ, des gens quelque part, qui ont perdu pied dans la vie, qui ont eu des accidents, que ce soit dans la vie ou des accidents tout court, des gens qui ont perdu confiance en eux et on essaie de les remettre automatiquement en avant en leur disant qu’ici ils servent à quelque chose comme n'importe qui et que cet endroit leur appartient", explique Marc Broers, gérant du Trinkhall MAD Café.
Cela représente aujourd’hui ¾ du personnel pour lequel le dispositif de soutien à l’insertion SINE intervient. Une aide qui lui permet notamment de réduire les coûts salariaux mais qui tombe aujourd’hui sous le coup d’une réforme importante qui mettrait en péril la finalité sociale de l’entreprise HORECA.
"Sans ces aides-là, on va être ou obligé de licencier ou de transformer cette économie sociale en économie pure et dure. Mais donc ça veut dire qu'on enlève un petit peu le tremplin qu'on peut être pour pas mal de gens quand même, pour retrouver du travail et rentrer dans la société normale".
Le taux de réinsertion du Trinkhall MAD Café atteint les 60%. Certains membres du personnel sont employés depuis plus de 20 ans et ont été engagés grâce au dispositif SINE.
"Quand j'ai débuté ici, je n'avais aucune formation, zéro expérience dans l'Horeca. Au fur et à mesure, j'ai appris à faire plusieurs formations qui ont abouti. Formation pour gérer le stress, formation barman, cocktails. Aujourd'hui, je suis chef d'équipe", explique Jessica Wislet, ouvrière au Trinkhall MAD Café depuis 2009.
Via les réseaux sociaux, les membres de l’équipe du Trinkhall MAD café interpellent. C’est un véritable tremplin pour l’insertion sociale et professionnelle qui pourrait disparaître. Ici, c’est une dizaine de personnes qui pourraient perdre leur emploi.